•  

    À lire, écouter ou regarder les articles et journaux télévisés de ces dernières semaines, on a l’impression que l’achat des fournitures pour la rentrée est devenu une épreuve redoutable pour les parents d’élèves !

    À tel point qu’on ne compte plus les initiatives pour éviter aux parents débordés ce qui semble vécu comme une galère à éviter !

    Et pourtant !

    Je me souviens qu’enfant, la sortie annuelle d’achat de mes fournitures avec ma mère était une fête partagée!
    Temps de plaisir !
    Plaisir de chercher le matériel neuf dont j’aurais besoin, choix donné par maman sur un article... plus beau mais plus cher !

    Plaisir du retour à la maison, quand je prenais à chaque fois beaucoup de temps pour ranger avec soin cahiers et crayons neufs !

    Et si l’achat des fournitures était perçu autrement, comme un temps de complicité avec son papa ou sa maman, un temps de mise en projection pour l’année... un temps où l’enfant perçoit l’importance de l’école pour lui et ses parents, à travers le partage du projet commun de bien préparer la rentrée et de bien gérer son matériel!

    Temps d’apprentissage de la règle: « Tu pourras choisir la trousse qui te fait plaisir, quant au reste, c’est moi qui te proposerai les articles que je peux t’acheter ! »

    Temps d’acquisition de la responsabilité à travers le calcul d’un budget et des courses de rentrée progressivement autonomes : finir par aller seul acheter ses fournitures avec le budget alloué par ses parents (au collège)!

    Cessons donc de diaboliser ces instants qui restent dans les mémoires enfantines comme des moments de plaisir dont on se souvient une fois adulte !
    Affirmons au contraire l’importance de ces temps de projection avec les parents !

    Ces propos ne doivent pas faire oublier que certaines familles ont bien du mal à réunir les fonds pour répondre aux exigences des listes fournies par les écoles !

    « M’enfin, ils ont les aides de rentrée pour ça ! » affirment souvent de bonne fois quelques collègues bien éloignés de ces réalités.

    Hé bien non, il faut savoir que certaines familles, parmi les plus démunies, ne disposeraient pas des allocations de rentrée !

    Même si notre école respecte scrupuleusement les directives du B.O encadrant les listes de fournitures demandées par les établissements scolaires, nous avons chaque année quelques familles qui n’ont pas les moyens de répondre aux demandes !

    Alors certes, les écoles compensent en complétant le sac incomplet ! Mais comment l’enfant concerné vit-il ces instants ? Stigmatisation dès le premier jour de celui qui n’a pas comme les autres le minimum demandé par l’école ? Les familles concernées n’osent pas venir parler de leurs difficultés à l’école !

    Personnellement, nous compensons par des actions de solidarité en direction des associations d’aide familiale, en fournissant chaque année des surplus scolaires qui seront reconditionnés et distribués par leurs soins!

    Mais cette solution, n’évite pas ces élèves qui n’arrivent pas comme les autres !

    BO > Liste des fournitures

    ...

    http://www.education.gouv.fr/cid90446/liste-des-fournitures-scolaires-pour-la- rentree-2017.html 


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  • Dernier jour d’école…

    Texte du petit matin, écrit pour remercier mes collègues, qui chaque jour du mois de juin, m’ont réservé une surprise…

     

    Dehors la nuit est encore là, pas un bruit…
    Si, au loin, le bruit de pneus sur l’asphalte, des gens qui partent au travail…

    Ce matin, je me lève encore plus tôt que d’habitude…
    Réveillé par le sentiment confus de basculer.
    L’urgence diminue,
    Il me reste cependant encore 10 tâches importantes avant de lâcher prise,
    Avant de donner les clefs
    à mon successeur!

    Jacques est passé hier soir,
    Il veut me rencontrer,
    Je le sens déjà chez lui.
    Sans le savoir, il me pousse dehors,
    C’est bien !

    Donner les clefs de cette école,
    C’est comme quitter une maison ,
    Temps de conscience du temps qui passe …
    Je voulais, avant de partir ce vendredi soir,
    par écrit vous remercier,
    parce que je ne sais pas le faire oralement…
    parce que je sais que ce soir, tout le monde
    partira vite vers des vacances méritées.
    Impatience de bonheurs attendus!

    Vous remercier pour ce mois de juin,
    qui fut ponctué de douceurs rassurantes,
    Moi que le doute agite
    alors que chaque jour je me demandais
    si j’oeuvrais pour le bien de notre communauté,
    vous enseignants, eux nos élèves et parents d’élèves…

    Ma nostalgie n’est pas la vôtre,
    et savez-vous
    que depuis mon bureau
    je n’aimais rien tant
    que vous entendre rire
    dans la salle des maîtres à côté !
    De grands changements s’annoncent pour beaucoup d’entre vous,
    Enfants à naître, et projets de vie…
    Je vous souhaite le meilleur.

    Ce matin, une dernière fois,
    Je vais prendre mon vélo,
    Pour que le trajet dure un peu plus longtemps,
    Histoire de ressentir aussi , une fois encore,
    Sur le chemin d’un retour souvent tardif,
    Ces instants fugitifs et incontrôlables,
    Où le sentiment du bonheur vous submerge !

    Faisons de ce vendredi de veille de vacances,
    un temps léger,
    porteur de mille promesses
    de temps partagés entre famille et amis.

    Merci à vous, et continuez à rire,
    à jacasser en salle des maîtres !
    Mes oreilles, enfin, ne souffriront plus !

    Salut la compagnie!

     

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  •  

     

    Au revoir ...

     


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    Former à la construction puis à la conduite d’une « leçon », c’est bien... Montrer différentes façons de procéder,  pour illustrer des discours, des modèles possibles, pour échapper  aux stéréotypes  ou aux  positions idéologiques, dogmatiques, ...?

     

    Mais former un enseignant, ce n’est pas seulement former à « la transmission d’un savoir » ! 

     

    C’est le former à la vie scolaire, à la réalité sociale des élèves qui nous sont confiés, à la spécificité des espaces d’exercice d’un métier qui devient difficile, à tout ce qui permet dintégrer une pratique individuelle dans un projet collectif.

     

     À l’heure où l’institution met l’accent sur le travail d’équipe, les stages sur le terrain semblent se limiter à des stages de classe, comme si l’école, l’équipe n’existait pas ! Les plans de formation ignorent-ils cette dimension du métier ?

     

    Si le M.A.T oublie de le faire, l’école n’est même pas informée par l’ESPE ou la DSDEN de l’arrivée d’un stagiaire,  alors que  l’enseignant désigné ne devrait pas être seul à  ACCUEILLIR !  

     

    C’est aussi à l’équipe de le faire, dans tout ce qu’elle a de modélisable !

     

    Rien ne semble réellement prévu dans ces temps d’immersion pour que le stagiaire s’intéresse à tout ce qui dépasse la classe, ce qui pourtant détermine une partie non négligeable de la mission d’un professeur des écoles.

     

    Du coup, les nouveaux enseignants commencent  parfois leur carrière avec des représentations erronées qu’il convient de déconstruire , des connaissances bien incomplètes  sur leur espace de travail qui les entraînent quelques-fois à contre-courant de ce que l’institution cherche à développer ! On pourrait ainsi citer les questions de la « liberté pédagogique » , des « droits et des devoirs », de la « perception du rôle de l’équipe et du directeur »,  des « règles déontologiques et éthiques »,  jusqu’à ce qui touche au plus basique, comme la « conception  du rôle des adultes dans une cour d’école », etc  ...

     

    C’est alors aux directeurs(trices) , aux pairs de faire – ou pas -  le job,  sur le terrain !

     

    C’est ainsi que, loi naturelle aidant, l’adaptation se fait – positivement ou négativement - dans la couleur du premier poste.

     

     Pas inutile de rappeler que ce n’est pas une question de qualité des personnes, c’est avant tout une question de formation !

     

    Et si on demandait aux directeurs d’intervenir en formation ? 

    Interviennent-ils seulement dans les formations des ... directeurs ?


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    Hier, chers tweet'amis, suis allé à la remise des palmes académiques, accompagnant comme on dit, un récipiendaire.... 

    La cérémonie s'achevant, une classe d'un village voisin, vint nous offrir en cadeau, 4 chants préparés en classe.

    Enseignant accompagnant à la guitare, enfants  chantant, 

    Enseignant heureux (visiblement ), élèves tout aussi heureux d'être là, fierté des parents ...

    Plaisir partagé entre eux, avec leur maître, avec la salle!

    L'école ça peut être simple comme une chanson offerte à d'autres.

    L'école, plus qu'une volonté de maîtrise illusoire, c'est le plaisir partagé de faire  ensemble: apprendre, découvrir, offrir, ...

    Un moment d'une grande intensité !

    Merci Monsieur l'instituteur!

     


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  •  

    Vous l’savez, notre système, comme un balancier, passe d’un dogme à l’autre, opposant par exemple compréhension et par cœur...

     

    La construction d’un savoir, quelque soit le modèle de référence, comporte plusieurs phases...

     

    La phase de construction qui varie selon les références privilégiées par les unes et les autres, de la pédagogie explicite des tenants de la 3ème voie à « l’auto-socio-construction des savoirs » chère aux afficionados du GFEN,  en passant évidemment par le tout transmissif manuelo-compatible ...

     

    Mais toute phase de construction aboutit à une synthèse qui se doit d’être exacte d’un point de vue didactique, et d’une phase d’automatisation qui repose entre autres sur la répétition et la mémorisation ... 

     

    Cette phase est fondamentale, c’est celle qui permettra d’améliorer le traitement exécutif d’une tâche, libérera de l’espace pour une mémoire de travail vite encombrée, facilitera de nouveaux apprentissages.

     

    Certaines disciplines ont besoin de mots et de formules qu’il faut progressivement apprendre, pour ensuite être capable de reformuler efficacement ce qui est appris.

     

    Ces différentes phases étant régulièrement balisées d'évaluations permettant à l'élève de faire le point sur ce qu'il sait...

     

     

     La maîtrise d’un concept est à ce prix.

     

    Bon ce n'est que mon avis... provisoire. Mais une chose est sûre, c'est que l'expérience m' a apporté une chose: la nécessité de résister aux dogmes, d'où qu'ils viennent.


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    Intervenants alignés en rangs d’oignon, 2, 3, 5, 6...

    Public dans les gradins, comme au théâtre, comme à l’université !

    Deux mondes symboliquement éloignés !

    À la table des officiants, des mains croisées, des tapotements de doigts, des regards perdus dans des fiches ou dans le public, à la recherche de visages amis...

    Inquiétude palpable du novice, assurance feinte ou réelle de l’habitué, indifférence de l’occasionnel !

    Souvenirs

    Chacun est conscient de livrer un peu de ce qu’il est ou cherche à ne pas être.

    Souvenirs !

    Ça passe ou ça casse... parfois !
    Le pire de tout, l’indifférence !

    Souvenirs

    Agitations, impatiences, dans la salle...
    Prises de paroles successives d’intervenants sérieux, interventions « pile-poil», chronométrées, efficaces...

    Un maximum d’infos en un temps record.

    Enseignants contents d’avoir pu causer (toujours les mêmes, prévisibles), timides frustrés de n’avoir pu dire, parce que fois d’animal... ils auraient bien aimé, mais bon, devant tant de collègues parfois « jugeants » !

    Spectateur attentif mais désormais silencieux, je m’intéresse à décortiquer les procédés, les stratégies (pédagogiques), précautions oratoires, les réactions dans la salle, la recherche d’équilibre, difficile à trouver, entre bienveillance et autorité !

    Équipe de circo. satisfaite, instits contents de s’en sortir aussi vite, parce que...

    Foi d’instit, y’a les cahiers à corriger pour le lendemain,

    Foi de Directeur, y’a pas l’temps !!!

    M’ouais , m’ouais !

    Perso, je préférais le temps où les directeurs se réunissaient autour d’une table avec l’IEN pour recevoir les informations, mais aussi pour échanger de tout ce qui préoccupait. Bref un temps d’écoute, de partage, de...

    Un temps de rencontre humaine ?

    Mais je suis peut-être le seul ?

    Perso, je préférais les conf péda qui se passaient dans les écoles,...

    Des écoles choisies parce qu’il s’y passait quelque chose, d’innovant, de partageable, de transférable, d’intéressant, de... !

    Mais je suis peut-être le seul ?

    A l’ère du WEB, on n’a jamais aussi peu partagé !

    Nous sommes entrés dans l’ère des amphithéâtres, entre volonté de proximité se traduisant dans le concept d’accompagnement bienveillant et éloignement imposé par le temps qui file !

    On n’a pas le temps ! 


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  • Famille école ...Réprocité

    Bon, bon... Comme toujours le balancier nous pousse vers des extrêmes.

    Accueil, bienveillance, bientraitance,... OK, mais pour tout le monde!

    École ceci, école cela...

    Mais ne faut-il pas, en même temps, remettre du symbolisme et de la réciprocité dans les relations entre l'école, la famille et les élèves.

    Il est des pays où la rentrée est un temps symbolique d'accueil mutuel: rentrée des classes soulignée par une cérémonie d'accueil, bouquet offert par les élèves à leurs maîtresses pour les remercier par avance de tout le temps et des efforts qu'elles vont leur consacrer.

    Une autre conception, ou la même avec réciprocité  ?

     

     


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  • Je ne sais pas si vous avez déjà été membre du jury ou de commission de recrutement (?)

    Perso, ça m'est arrivé, et je n'y suis jamais allé le coeur léger !

    D'abord toujours se demander quelle légitimité à être là ! Quel pouvoir a-t-on sur les autres, sur l'autre. Qu'est-ce qui nous sépare de la personne qui se prête à ce jeu de pouvoir ?

    Mais sachez-le, il y a des pièges redoutables à éviter: l'éclat de rire dès la porte fermée, par exemple, comme si le candidat avait miraculeusement disparu !

    Mais que nenni, le candidat est là, derrière la porte, à se demander ce que signifient ces rires indélicats ! (ça m'est arrivé ;-)

    Le parano pensera que l'on se moque de lui, et une blessure narcissique s'ajoutera à sa longue liste d'humiliations; 

    Le détaché se dira que grâce à lui, ces tristes personnages auront passé un bon moment, et c'est toujours ça de pris ;

    Le distancé se dira qu'après une longue série d'entretiens, à écouter des discours vendeurs et convenus, les gens ont bien le droit de se détendre un peu et que ces rires ne sont que relâchement, que parenthèse joyeuse d'un ennui poisseux et collant à la peau comme chemisette par temps de canicule ;

    L'obsessionnel se demandera encore et encore ce qu'il a bien pu dire de si ridicule pour provoquer ces rires sans doute mérités ;

    Le narcissique pensera définitivement que cette institution ne le mérite pas ;

    Survivre, s'autoprotéger de ce qui blesse ! Chacun ses stratégies !

    Et si on parlait simplement de ... respect ! N'oublions pas que l'on recrute des pairs avec qui l'on devra travailler !

    Il y a des maladresses qui brisent tout en une seconde ! La bienveillance affichée ou voulue! Déséquilibre des rôles, légèreté du nanti opposée au stress de celui qui se présente pour être reçu !

    Alors, toi qui recrutes... fais attention à la porte fermée!

     

     Toi qui recrutes


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    La pensée automatiqueNot'cerveau serait programmé pour faire le moins d'effort possible , histoire d'économiser son carburant!  C'est pas moi qui le dit, c'est un neuro-trouv'tout!

    Si, si... le vôtre aussi! Ne protestez pas , j'vous entends d'ici!

    Enfin, c'est c'que nous expliquait notre IEN hier soir en conf péda ! Et c'est ce que l'on peut lire dans Cerveau & Psycho (de mémoire ... "morale innée ou acquise" ???) revue que je ne saurais trop vous conseiller (suis abonné, mais revue dense pour un instit englué dans son quotidien) .

    Ainsi not' pensée automatique empêcherait d'analyser les problèmes en s'écartant des pensées acquises...

    Bref, pour faire court, difficile d'échapper à ses préjugés, idées confortablement  installées , ... 

    Alors chers et rares tweet'amis, faites fonctionner votre lobe frontal, faites l'effort de remettre en cause votre ... pensée automatique!

    C'est un état d'esprit et un entraînement !

    Sans cet effort, Galilée n'aurait pas découvert que la Terre tourne autour du soleil !

    Et si l'EMC (Éducation Civique et Morale) servait à ça aussi, histoire de former des citoyens éclairés et critiques, y compris envers eux-mêmes!

     

     


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  • Bon, j'sais pas si les polémiques incessantes à propos de l'enseignement de la lecture vous lassent autant que moi !

    En fait j'en ai un peu assez d'entendre les ritournelles re-convoquées régulièrement par des éditorialistes approximatifs.

    Ainsi, à les entendre, il suffirait de changer de méthode de lecture  pour garantir la réussite des élèves, remettre en marche le regretté ascenseur social que perso, fils d'ouvrier dans les années 60, n'ai ma foi pas connu malgré des performances d'élève plutôt correctes... 

    Bon élève, fils d'ouvrier, instit tu seras ! Ben oui, c'était déjà bien, non ?

    Bref, messieurs les éditorialistes tout-puissants et donneurs de leçons , pourfendeurs  (à juste titre) des méthodes globales, apprenez, c'est un comble, à penser global !

    Si ce n'est à penser global, je ne vous ferai pas l'injure de penser que vous n'en êtes pas capables, à "écrire global" sur la question ... Question de précision journalistique !

    Nous utilisons ici une méthode axée sur le code avec des maîtres expérimentés, et malgré tout, le nombre d'élèves en difficulté est préoccupant !

    Parce que, ne vous en déplaise, la méthode n'est qu'un paramètre dans une problématique systémique !

    "J'avais la tête trop pleine de mes problèmes pour apprendre"

    me disait récemment un papa.

    Difficultés langagières, déficit culturel, pauvreté des expériences et construction de l'abstraction difficile, inappétence ,  concentration et agitation, enfants insécures, ...  obstacles augmentés par des situations économiques et socio-affectives qui n'arrangent rien !

     Alors, s'il vous plaît, halte aux discours simplistes, même vendeurs , parce qu'en se focalisant sur une polémique dépassée, on évite de se poser les vraies questions !


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  • Tout est bien compliqué

     

    Il arrive un moment dans une carrière où il faut s'méfier des ressentis. 

    Sont-ils un effet de l'ancienneté, de l'âge (qui va avec) ou traduisent-ils une réalité objective ?

    Mais chers et rares tweet'amis, je trouve que not' école devient bien compliquée!

    À vouloir tout maîtriser, on se perd dans des multitudes de projets et d'objectifs , pensés par des didacticiens académiques loin de la réalité des enseignants polyvalents que sont les P.E.

    5h à préparer par jour, dans toutes les disciplines, avec des multiples niveaux que la suppression des maintiens va généraliser.

    Ainsi nous devrions enseigner chacune des nombreuses disciplines comme les enseignants mono-formés du secondaire devraient le faire !

    Textes ambitieux, objectifs de formation dignes de spécialistes... dans toutes les disciplines!

    Alors ça devient si compliqué, si inaccessible qu'on hésite parfois à faire: musique, arts visuels, EPS, Géographie, ...

    J'me souviens d'une école plus simple, où l'on n'hésitait pas à faire de la peinture, où le manuel de grammaire choisi pour la totalité du parcours élémentaire libérait du temps de conception et  laissait du temps aux enseignants et aux équipes pour penser des projets en prise direct avec les intérêts enfantins: élevages pour travailler sur la reproduction, sortie environnement, fabrication de maquettes du quartier pour se représenter l'espace en faisant de la géométrie, écriture et montage d'une pièce de théâtre, danse avec une compagnie en répétition à la scène nationale de Belfort, ...

    Dans une volonté illusoire de maîtrise , ne risque-t-on pas de perdre les rires et émerveillements  enfantins ? 

    Bien sûr, il faut tenir compte des erreurs du passé et penser la nécessité absolue de structuration des apprentissages, chercher à rendre explicite ce qui est enseigné, ... quelque soit le modèle de référence! 

    La complexité grandissante peine à produire les résultats attendus ! 

    Avoir un haut niveau d'exigence dans quelques domaines, accepter d'être moins ambitieux dans d'autres pour tenir compte de la réalité de la polyvalence. Laisser aux équipes le soin de choisir ces priorités, sans délaisser le reste!

    Le rôle des Conseillers pédagogiques spécialisés (EPS, musique, arts, TICE, ...) ne devrait-il pas consister à rendre ces enseignements ... simples, accessibles au plus grand nombre ! La spécialisation de certains d'entre-nous ne pousse-t-elle pas à la surenchère  ?

    Je sais, je sais....

    J'vous entends d'ici m'opposer les arguments habituels: apprendre n'est pas une partie de plaisir! Il faut accepter l'effort ! Mais qui vous dit le contraire ?

    Plaisir et effort,  découverte et entraînement, recherche et structuration, construction et réception ne sont pas des mots antinomiques !

     

     

     

     

     


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    J'me disais comme ça, ce matin, allez savoir pourquoi un premier dimanche de vacances, que la somme des compétences individuelles ne fait pas la compétence de l'ensemble....

    J'pensais, of course, à la notion d'équipe pédagogique.

    L'équipe apporte quelque chose que l'individu ne peut apporter seul.  Enfin, y m'semble !

    Et puis j'entame "Penser global" d'Edgar , et j'me dis qu'il existe entre l'équipe et chacun des individus qui la composent, un lien de même nature que celui qui existe entre la société et l'individu , entre la molécule d'eau et les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui la constituent! 

    " Le tout n'est pas l'addition des parties, mais au niveau du tout se constituent des qualités et des propriétés nouvelles qu'on appelle émergences. Par exemple, la molécule d'eau a des qualités propres que n'ont pas les atomes d'hydrogène et d'oxygène qui la constituent."

    Il y a parfois des résonances inattendues.

    Reste à savoir si le tout est dans chaque partie en c'qui concerne l'équipe !

    Je démarre la lecture de...

    J'me disais ...


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    Comme dirait Gégé, ma collègue sortie de let'sup, je pisse de la ligne... Un projet à écrire, foi d'animal, ça m'pose pas de problème !

    J'peux vous en écrire , des pt"its, des grands, des coûteux, des qui coûtent rien, des modèles du gente avec évaluation  diagnostique, hypothèses sur les besoins, choix d'actions, mise en place d'échéancier , régulation et contrôle, des faits à la va vite, des opérationnels ou des finalités tellement vagues qu'elles ont peut de chance de voir le jour.... C'est le cas de bien des projets  quand ils ne sont que déclarations d'intentions !

    Un projet doit être authentique si l'on veut qu'il porte ses fruits!

    Mais un projet authentique, qu'est-ce que c'est ?

    Hé  ben, sa nécessité ne tombe pas du haut, elle s'impose d'elle-même au vu de l'analyse des difficultés locales, au regard des directives nationales of course.

    Un projet authentique repose sur une analyse sincère et transparente, dégage des pistes de travail individuelles et collectives qui devront apporter le sentiment d'une plus value pour tout le monde: les élèves, les  enseignants, ...

    Le trop plein  de projets  tue le projet,  et les exercices d'écriture risquent de se multiplier renvoyant leur mise en oeuvre aux calendes grecques  ou faisant courir le risque d'une atomisation des énergies.

    Projet REP, conseil école collège, projet d'école, projet climat scolaire dans lequel on nous a lancés récemment, ... Tout ceci doit s'articuler, se hiérarchiser pour que les uns découlent des autres , dans une filiation économique... sans multiplication inutile des exercices stériles d'écritures.

    Il y a un moment où il faut cesser d'écrire des projets... pour les réaliser !

    En tous les cas, je me détournerai de tout projet formel, sans renvoi à un travail réel des équipes !

    Je n'ai plus de temps pour ça!


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  • Bon, vous l'savez chers tweet'amis lecteurs, je m'occupe depuis quelques années des élèves en difficulté d'apprentissage de la lecture. 

    D'abord, sachez-le, les difficultés d'apprentissage existeront toujours: empan culturel énorme, carences éducatives, déficits cognitifs, empêchements d'apprendre pour des causes interpersonnelles, ... Les causes sont multiples!

    C'est pas nouveau, mais l'école d'autrefois s'en accommodait! Aujourd'hui, on veut la Réussite pour tous ! C'est bien normal, mais ça change la donne !

    À force d'observer, de faire de hypothèses, de me battre contre l'inappétence et le décrochage,  je me dis que :

    - en descendant trop vite au phonème, on perd des élèves qui s'demandent bien de quoi elle' cause la maîtresse ! Ils ont beau écouter le mot chat, ils n'entendent que MIAOU !

    - y'a rien à faire, pour apprendre à lire, écrire ça aide ! Et la multitude de fichiers limite la quantité d'écriture ! 

    Point sur la lectureJe suis r'tourné voir mes propres cahiers de CP: point de fichier, vous vous en doutez (Ben oui, question d'âge, même la machine à alcool n'existait pas!) ! Syllabes manquantes à écrire sous un tampon patiemment déposé la veille par la maîtresse, dictée de syllabes , de mots puis de phrases et pis... c'est tout !

    Pas de ces fichiers qui proposent une surcharge informationnelle nécessitant une flexibilité mentale que bien des élèves de cet âge n'ont pas ! C'est beau, mais on s'y perd !

    Lire et écrire, encore et encore ! Faire et refaire, à l'identique ... en introduisant progressivement des changements !

    L'entraînement, dans tout apprentissage, foi d'sportif , est indispensable ! Question de quantité ! Bon ça suffit pas, encore faut-il s'entraîner sur les bons contenus.

    Alors j'vais vous dire!

    Pour mes élèves en difficulté, la descente au phonème est une descente aux enfers ! Y z'ont beau faire , ils n'entendent pas ce bruit qui de toute façon ne s'entend pas la plupart du temps ! 

    Et si on passait par la syllabe, cette entité sonore que les élèves français apprennent à compter avec succès, sans comprendre toujours réellement à quoi ça sert de savoir compter les syllabes!

    Écrire, observer, comparer, écouter, ... 

    > le "cha" de chapeau, chameau, château ! 

    > le "ra" de radis, radeau, rat, ...

    Mémoriser des syllabes que l'on saura reconnaître, écrire pour progressivement comprendre que R et A font RA!

    Et pour ça, il faut s'entraîner, répéter, mémoriser, ...

    Et le sens , me direz-vous ! Et le plaisir !

    Le plaisir se situe d'abord dans la réussite, dans le sentiment de comprendre ce qui se joue à l'école !

    Bon vous fâchez pas les z'amis... Suis sûr de rien ! 

    J'observe, j'essaie... et je vois si ça marche ou pas !

     

     

     

     

     

     


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  • Bon, en ce début d'année j'avais pris une bonne résolution: ne plus écrire, disparaître du WEB, du paysage pédagogique... 

    Mais force est de constater que j' ai besoin de ces temps d'écriture pour échapper à... l'ennui!  Même si je suis comme tous les directeurs totalement surchargé en cette rentrée 2015!

    Faut vous dire, chers z'amis, que je retire de la Toile ces jours-ci, une idée innovante reprise par quelques-uns de mes plus éminents correspondants.

    Et si l'innovation se nichait dans une réforme qui interdirait toute nouvelle réforme pendant 10 ans ?

    L'alternance politique (comme dirait un historien de l'enseignement bien connu) tue l'école.

    Le renouvellement incessant décourage  - attendons la suivante - et engage dans la précipitation.

    Il n'y a qu'à observer l'arrivée des nouvelles évaluations diagnostiques au CE2, utiles  et plutôt bien conçues ...

    Elles ont mis longtemps pour arriver dans nos classes , et il faut les mettre en place immédiatement, dans un temps surchargé. N'est-ce pas la meilleure façon de passer à côté d'un outil néfaste pour l'évolution du climat de notre planète, mais néanmoins intéressant ? Parce qu'il n'y a pas que la forme, il y a le fond ... et ça, il faut le sortir de l'implicite. 

    Bon, il faut m'y résoudre, j'aurai pas le temps !

    "Et moi, c'qui m'tue, c'est d'pas avoir le temps !"

    Reste à savoir quelle réforme on garderait 10 ans, et là, on s'ra pas tous d'accord !!

     

     


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  • On m'dit souvent que "instit90" , le site péda, est labyrinthique, qu'il se mérite, qu'il faut savoir ce qu'on y cherche, qu'il ne correspond pas aux critères du supermarché du WEB !

    Ben oui, c'est pas du tout cuit, quoi! Et c'est voulu !

    Mon projet, c'est bien de tenter d'illustrer une démarche d'investigation de la difficulté!

    Observer, écouter, faire des hypothèses sur les besoins au regard de ce que je connais des problématiques, inventer des pistes de remédiations, ...

    J'essaie d'éviter tant que faire se peut, la consommation de fiches... Alors oui, il faut faire un effort !

    Ce que je cherche à illustrer c'est une posture ! Quand on ouvre la porte, c'est qu'on se pose une question ! On peut aussi venir m'accompagner dans... ce questionnement: vous êtes les bienvenus!

    Bon, on y trouve aussi du clé en main (cycle3 en math, EPS, ...) , mais ce n'est plus ce qui m'intéresse.


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  • Dans mon école, on collabore , on coopère, on mutualise… enfin on essaie, avec des degrés divers de réussite, parce que c’est difficile !

    Mais quelle richesse !

    On utilise souvent ces mots indifféremment, et pourtant c’est pas la même chose ! J’vous parle d’une direction collaborative, pas d’une direction coopérative même si nous coopérons régulièrement!

    La mutualisation, c’est le partage de ressources au service d’un objectif partagé. Quand l’école réfléchit à l’évaluation positive, Emmanuelle apporte le bulletin réalisé dans son école précédente, Noémie et Charlotte leur expérience des ceintures de compétences, Charlotte ses notes de lecture sur la question, …

    La coopération suppose une répartition coordonnée des tâches au service de la réalisation d’un objectif commun: chacun assume une part de la responsabilité collective, et il y a une répartition claire du travail entre les membres de l’équipe. Le tout se reconstitue en fin de parcours par assemblage des parties.

    Bref nous coopérons parfois, et le gain réside dans la division du travail et donc dans le gain de temps. La condition de la réussite, c’est l’implication de chacun de ses membres: chacun doit contribuer, assumer sa part … Quand l’un n’assume pas sa part du travail à réaliser, une sous tâche de la tâche finale… alors le résultat attendu est compromis, le groupe est menacé !

    Exemples de coopération dans notre école:

    > projet philo et répartition entre chacun des membres du groupe des sujets et des séances à préparer.

    > Notre système de pilotage des projets (défi math, lectures offertes, fête, …) est un modèle coopératif: l’un d’entre nous prend en charge une opération, la définit, partage la tâche en sous-tâches qu’il répartit entre chaque volontaire.

    Il y a l’idée d’une hiérarchie dans la coopération, … une délégation de la responsabilité à un coordonnateur, même si les interactions entre les membres du groupe sont nécessaires à la cohérence de l’ensemble.

    La collaboration, c’est une autre chanson !

    Il s’agit de construire, d’extraire ensemble une conception partagée d’un problème; de définir des objectifs communs et de réfléchir aux moyens d’y parvenir… Discussions, négociations, conflits parfois sont à la clé. La collaboration est exigeante, demande du temps et la présence de chacun à toutes les phases de construction, …

    Exemple de collaboration dans notre école: définition d’un cadre de travail partagé;

    Exemple de collaboration sur le Web: Wikipédia

    Ce qui sépare en fait ces deux concepts se situe essentiellement dans l’esprit des participants, dans ce qui lie l’individu au groupe: dans le cas de la collaboration, il y a égalité entre chacun des membres, volonté de participer , d’échanger, de contribuer à la réflexion, …

    Mais sachez-le, travailler ensemble demande du temps et de l’engagement ..Pas de temps commun (en « distanciel » ou en « présentiel ») , pas de travail collaboratif !

    Question de temps et… d’esprit! Travailler ensemble exige la capacité à abandonner une partie de soi !

    Pour qu’un travail coopératif et collaboratif fonctionne, il faut que chaque individu ait le sentiment d’en tirer un bénéfice, et que l’ensemble gagne en efficacité!

    Gagner en efficacité, là est toute la question !

    Illustration: média fiche d’ac. créteil….


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  • Ben non, vous n'trouverez pas de pub sur le site pédagogique instit90  ... Pour mes autres sites (instit90 blablate pédagogie, Directeur90, La Rucklin) , c'est une autre affaire, car j'utilise des plateformes gratuites qui imposent leur pub... 

    Le parti pris il y a longtemps, c'est la gratuité

    Mon premier site a vu le jour alors que j'étais maître formateur, et il me semblait normal de partager gratuitement des documents issus d'un temps rémunéré par l'état ! Sans les opportunités des formations offertes dans mon cadre de travail, sans les rencontres déclenchantes d'un environnement professionnel d'une richesse peu commune, jamais je n'aurais pu produire mes modestes contributions ! Sur ces mêmes bases, j'ai refusé la publication de certains de mes documents pour en conserver le libre accès !

    La deuxième raison, c'est que, sans être littéraire pour un sou, j'adore les librairies et les libraires... Alors, il est hors de question d'encourager le cannibalisme commercial!

    La troisième raison, mais ça c'est plus sujet à discussion, c'est qu'une idée,  dans notre domaine, n'appartient à personne!

     

     

     


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  • Retrouver ses élèves de classe unique 28 ans après ! Projet un peu fou !

    "Oh oui, faisons-le!" 

    Chose faite après quelques contacts...

    28 ans passés, retrouvailles ... entre impatience et inquiétude! Qui allons-nous retrouver ?

    Enfants devenus adultes, adultes-enfants, enfants toujours ...

    Tutoiement immédiat, émotion, sourires, regards, distance et bien vite, souvenirs enjoués, bêtises avouées, ..

    Confidences chuchotées, comme si la maîtresse était à nouveau là pour recevoir, tels les chagrins enfantins d’autrefois, les blessures intimes infligées par la vie, … 

    Que reste-t-il de ces temps lointains ? Les personnes qu’ils étaient déjà, au-delà des réussites et des fautes d’orthographe , des passions et des inappétences scolaires qui cachent de belles qualités ! 

    Apprenons à écouter ces enfants cachés derrière nos élèves  ! Quoiqu’en pensent les contempteurs d’une humanité refusée, nous sommes pour nos élèves, bien plus que des transmetteurs de savoirs !

    Nous sommes des passeurs, et il faut parfois tendre la main, donner un regard, trouver les mots … pour aider à franchir ce qui ne se voit pas toujours mais qui empêche d’apprendre, d’être parfois !

    Je vous préviens, vieillir fait regretter tous les moments d’humanité manqués !

    Il y a des mots ou des regards dont on se souvient toute sa vie , des mots qui blessent plus que des coups, des mots qui offrent le plus beau des cadeaux…  le réassurage si ce n’est la résilience, parfois ! 

    "Ne regrettez pas le temps passé à l'école, ils vous le rendront 1000 fois !"


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  •  

    Le directeur éponge journellement les difficultés des uns et des autres, petits et grands...

    Trouver de l'argent pour qu'une famille sans logement puisse se nourrir, chercher des chaussures à un enfant qui arrive d'un camp de réfugiés, gérer un enfant en détresse d'avoir été agressé sur le chemin de l'école, recevoir la fatigue d'un collègue,  absorber la colère d'un enfant à trouble du comportement, réfléchir aux meilleures stratégies possibles pour conduire des élèves en difficulté vers la lecture et le calcul, chercher les meilleurs moyens d'associer les parents à la scolarité de leurs enfants...

    Et malgré toutes ces occasions de baisser les bras, le directeur doit maintenir une couleur positive, rester optimiste ... pour ne pas se laisser aller dans le gris , cette couleur vers laquelle on glisse si facilement! 

    Il y a des directions sur lesquelles il ne faut pas rester trop longtemps, au risque de perdre un engagement qui , malgré tout, doit rester actif, créatif  et positif !

    Être directeur en REP... c'est usant, et il faut savoir partir .


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  • Réunionnite... Comment l'éviter?Réunionnite, la maladie du siècle ?

    J'sais pas si z'êtes comme moi chers collègues, mais j'passe un nombre non négligeable d'heures en réunions diverses et variées!

    Et encore, je fais le tri ! Avec parfois quelques rappels à l'ordre !

    Hein ? Quoi ? Moi aussi j'organise des réunions ? Est-ce que je n'inflige pas à mes collègues la "réunionnite" ?

    Question cruciale, chers directeurs en herbe, si l'on veut développer le travail d'équipe! Quand on veut convaincre de son utilité, la première condition, c'est d'éviter le sentiment de perte de temps !

    Première condition, on ne se réunit pas pour se réunir ! J'exagère ? Que nenni ! Qui n'a pas déjà eu cette impression?

    Alors, pour l'éviter, il faudra veiller à l'authenticité du projet qui doit engager chacun des acteurs ! Cette condition nous renvoie au projet global, à sa clarté et à sa lisibilité  !

    Clarté et lisibilité, Fijalkowien oblige ! 

    La deuxième condition est une question de technicité!

    D'abord identifier clairement celui qui anime !

    Pas de réunion sans ordre du jour transmis à l'avance, sans "techniques d'animation" (comme dans une classe) , sans timing et surtout sans idée claire de ce qu'on en attend !

    Perso, je commence toujours par une phrase rituelle ...

    "Quand nous nous nous quitterons tout à l'heure, nous aurons répondu à telle ou telle question, pris une décision sur, organisé...."

    Bref, annoncer le menu comme au restaurant ! Mais aussi, conclure par une rapide synthèse des avancées du groupe ,  pour rappeler les décisions prises, les échéances, la suite à donner, ... avant de transmettre à chacun un compte rendu écrit !

    Comme avec des élèves vous dis-je ! Pas de fin de séance sans ouverture sur la suivante !

    Mais si la réunionnite était d'abord l'affaire de tous ? 

    Il est bien commode de renvoyer l'inutilité d'une réunion à un seul (le directeur dans le cas qui nous préoccupe!), auto-protection de celui qui veut  se dédouaner d'une part de ses responsabilités collectives!

    Que faites-vous , oui VOUS ...  pour que vos travaux collectifs soient productifs ?

    Alors, pour que chacun prenne bien conscience de ce qui se joue dans ces moments-là, nous testons dans notre école, la technique du pilotage !

    Chacun prend en charge un sujet ou un projet, qu'il pilote et anime... 

    Et ça change bien des choses!

    Quand on se retrouve dans la position d'animateur, on comprend les contraintes et difficultés de celui qui officie : on ne corrige plus ses cahiers, on évite les apartés bruyants, on apprend à être là pour le sujet et pour la personne qui conduit la réunion!

    Le respect s'installe ! Si, si ... le respect !

    Il y a en outre une valeur ajoutée à ce système: la valorisation des personnes qui trouvent une place reconnue dans le groupe !

    Et chers amis, il en va des adultes comme des enfants: nous avons tous besoin de faire l'expérience de la réussite, y compris dans le collectif !

    Le directeur est là pour favoriser l'émergence de cette expérience !

    Ma plus belle récompense cette année? 

    Quand j'ai surpris une collègue, à l'issue d'une réunion de 4 heures un samedi matin, confiant à l'une de ses voisines:

    "Ah c'était bien, j'ai appris plein de choses aujourd'hui!"

    Ce n'est pas moi qui animais ce matin là, mais des collègues qui ont capté, captivé, apporté le fruit de leur travail, ... éprouvé le plaisir de la reconnaissance de leurs pairs !

    Plus beau jour de mon année professionnelle !

     

    PS / Merci à mon tweet'ami pour son illustration ;-) Mieux vaut un bon dessin qu'un long discours...


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  • Dys...

    Dyslexie;

    Dysorthographie;

    Dysphasie; 

    Dyspraxie;

    Dyscalculie;

    Troubles.... Dysexécutifs;

    Nous sommes envahis par les dys ... 

    Comment, comment, mais autrefois on n'avait pas tous ces problèmes! 

    Et si on ne savait tout simplement pas les détecter ! La science progresse, les diagnostics aussi et l'école ne peut pas l'ignorer !

    Mais du coup, tout devient beaucoup moins simple, et enseigner devient un métier de spécialiste !

    Help... Formation !


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  • Dans mon école, on collabore , on coopère, on mutualise... enfin on essaie, avec des degrés divers de réussite, parce que c'est difficile !

    Mais quelle richesse !

    On utilise souvent ces mots indifféremment, et pourtant c'est pas la même chose ! J'vous parle d'une direction collaborative, pas d'une direction coopérative même si nous coopérons régulièrement!

    La mutualisation, c'est le partage de ressources au service d'un objectif partagé. Quand l'école réfléchit à l'évaluation positive, Emmanuelle apporte le bulletin réalisé dans son école précédente, Noémie et Charlotte son expérience des ceintures de compétences, Charlotte ses notes de lecture sur la question, ...

    La coopération suppose  une répartition coordonnée des tâches au service de la réalisation d'un objectif commun: chacun assume une part de la responsabilité collective, et il y a une répartition claire du travail entre les membres de l'équipe. Le tout se reconstitue en fin de parcours par assemblage des parties.

    Bref nous coopérons parfois, et le gain réside dans la division du travail et donc  dans le gain de temps. La condition de la réussite, c'est l'implication de chacun de ses membres: chacun doit contribuer, assumer sa part ... Quand l'un n'assume pas sa part du travail à réaliser, une sous tâche de la tâche finale... alors le résultat attendu est compromis, le groupe est menacé !

    Exemples de coopération dans notre école:

    > projet philo et répartition entre chacun des membres du groupe des sujets et des séances à préparer.

    > Notre système de pilotage des projets (défi math, lectures offertes, fête, ...) est un modèle coopératif: l'un d'entre nous prend en charge une opération, la définit, partage la tâche en sous-tâches qu'il répartit entre chaque volontaire. 

    Il y a l'idée d'une hiérarchie dans la coopération,  ... une délégation de la responsabilité à un coordonnateur, même si les interactions entre les membres du groupe sont nécessaires à la cohérence de l'ensemble.

    La collaboration, c'est une autre chanson !

    Il s'agit de construire, d'extraire  ensemble une conception partagée d'un problème; de définir des objectifs communs et de réfléchir aux moyens d'y parvenir... Discussions, négociations, conflits parfois sont à la clé. La collaboration est exigeante, demande du temps et la présence de chacun à toutes les phases de construction, ... 

    Exemple de collaboration dans notre école: définition d'un cadre de travail partagé; 

    Exemple de collaboration sur le Web: Wikipédia

    Ce qui sépare en fait ces deux concepts se situe essentiellement dans l'esprit des participants, dans ce qui lie l'individu au groupe: dans le cas de la collaboration, il y a égalité entre chacun des membres, volonté de participer , d'échanger, de contribuer à la réflexion, ...

    Mais sachez-le, travailler ensemble demande du temps et de l'engagement ... Pas de temps commun (en "distanciel" ou en "présentiel") , pas de travail collaboratif !

    Question de temps et... d'esprit! Travailler ensemble exige la capacité à abandonner une partie de soi !

    Pour qu'un travail coopératif et collaboratif fonctionne, il faut que chaque individu ait le sentiment d'en tirer un bénéfice, et que l'ensemble gagne en efficacité!


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  • La tête haute

    Si j'avais à engager une formation sur les raisons qui empêchent certains de nos élèves d'apprendre, je passerais quelques minutes de ce film... magnifique (un jeune acteur plein de talents)!

    Comprendre les enfants qui se cachent derrière nos élèves ne rend pas notre métier plus facile, mais donne du sens à notre engagement.

    Tout enseignant en REP devrait aller voir ce film... sur son temps de travail.

    Mieux qu'un long discours vertical!

     

     


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  •  

    La maman chat est très prévenante avec ses petits. Elle les protège, les nourrit et les câline!

    Maman chat aime ses petits. Qui est plus protectrice que maman chat !

    Maman chat joue avec ses chatons,  histoire de les préparer à la séparation et à l'autonomie. Elle les aide à grandir !

    Et pourtant maman chat n'hésite pas à donner un coup de patte ou de dents quand ses petits chérubins vont trop loin dans leurs jeux.

    Une façon pour elle de leur dire: "Stop, vous dépassez les limites!"

    Morale de cette histoire:

    Aimer, c'est éduquer et savoir parfois dire "STOP"


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  • Qu'est-ce qu'un BON directeur  (d'école) ?Les oiseaux s'agitaient derrière mes volets… signe que le jour se levait !

    J'adore ces saluts enthousiastes au soleil chassant la nuit, comme j'adore entendre se déchaîner les éléments , les bourrasques, la pluie, la grêle, l'orage, la tempête de neige, la mer en colère … !

    Mais le ravissement que provoque souvent chez moi la contemplation de la nature est vite chassée en période de travail par des pensées incongrues: qu'est-ce qu'un bon directeur , ou une bonne directrice ?

    Si, si … Cette question m'a envahi au réveil !

    Faut vous dire cher lecteur, que la pensée vagabonde au p'tit matin, de ci de là … et qu'on ne la dompte pas si facilement !

    Par culpabilité matinale - ben oui, on a bien d'autres choses à faire le matin - je m'demande souvent  sous quels influx électriques malveillants, des neurones bien peu complaisantes s'obstinent à se connecter pour créer de telles pensées quand tout ce qui s'agite dehors est si riant !

    Et j'ai trouvé !

    Un collègue rencontré hier vantait (regrettait?)  son ancien directeur qui était une "bon" directeur ! (Cherchez pas, c'est pas quelqu'un du 90! Hé oui, ici tout le monde se connaît !)

    Alors forcément, moi qui ai fait du doute une marque de fabrique qui s'cache souvent derrière des affirmations cherchant la confrontation aux certitudes des autres , cette question m'a envahi ! 

    Qu'est ce qu'un bon directeur ? 

    - Ah bon, il était bon, mais qu'est-ce que c'est pour toi un bon directeur ? lançai-je légèrement inquiet à l'idée ne pas correspondre à cette image .

    - Hé bien me répondit-il, y nous embêtait pas avec toutes ces réunions inutiles et cette paperasse. Il nous préservait des parents et gérait l'école sans nous  ! Même, il remplissait certains de nos papiers  pour nous épargner du travail: il savait qu'on avait bien d'autres choses à faire !

    Mince alors, je ne suis pas un bon directeur !

    Morale de cette histoire: quand des neurones iconoclastes s'opposent aux merles rieurs, cherchez l'interrupteur !


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  • Le numérique n'en finit pas d'entrer à l'école.  

    Après la radio, la télé, le magnétoscope,  le photocopieur, le MO5, le TO7, et enfin le PC ...  nouveautés technologiques introduites successivement à l'école sans réels changements des pratiques et sans amélioration des résultats scolaires, va-t-on assister à une révolution numérique ?

    L'école doit se saisir de ces nouveaux outils pour tenter de donner au numérique une dimension collaborative et participative, histoire de contrebalancer les usages solitaires qui conduisent à l'enfermement et à toutes les dérives.

    Grâce au numérique, confronter les représentations, construire ensemble, se bâtir des représentations partagées... Ne devons-nous pas re-construire le collectif, le sentiment d'appartenance et de valeurs partagées !

    La formation nécessaire des enseignants sera autant pédagogique que technique! 

    L'école et le numérique

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Enseigner-en-primaire-avec-le-numerique


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