• Bons, chers twitt'amis enseignants , vous l'savez... l'ambiance est plutôt morose dans le métier depuis quelques années.

    Non, non, inutile de me fustiger, ne vous réfugiez pas derrière votre optimisme habituel, je vous connais  ! 

    Sentiment justifié ou non d'une dévalorisation de la profession, ampleur d'une tâche que l'école sera sans doute bien impuissante à réaliser seule, individualisme ambiant, fatigue face à des élèves qui changent, moins attentifs, plus agités, enfants qui ne connaissent plus le "NON" !

    Alors chers amis, si nous voulons partager des valeurs communes, il faut déjà réinstaller le "NON" dès la petite enfance, histoire de renouer avec la frustration qu'inévitablement Lois et Règlements instaurent, comme rempart de la liberté des autres, comme fondements du respect mutuel.

    Le "NON" socle de la République ?

    Bon, bon, ... je m'égare ! 

    Mais sachez-le, rien n'est perdu !

    Hier une maman m'a dit : " Mon fil adore venir à l'école: il s'y sent bien !"

    Hé ben voyez-vous, cette maman m'a fait le plus beau compliment qui soit , et sans le savoir, elle me donne l'énergie nécessaire pour ... continuer!

    Haut les coeurs !

     

     


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  • Bon, vous l'avez constaté, les nouveaux enseignants redécouvrent  Freinet et Oury , se saisissent de certains de leurs principes ! 

    Je vous propose ici, une vidéo sur  les ceintures de compétences (OURY) remises au goût du jour ,  avec les technologies actuelles... 

    "Le but du jeu, c'est de progresser !"

     


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  • Bon , vous l'savez chers twitt'amis... je travaille à une alliance avec les parents, tant je suis convaincu que le climat scolaire et la réussite scolaire en dépendent!

    Je pense aussi que l'on se contente trop souvent de demander  aux familles de valider ce qui est décidé ailleurs, alors qu'on aurait tout intérêt à les associer à la réflexion, à la construction (réglements, ...).

    Vous l'savez , je ne parle ni de  partenariat, parce qu'il implique l'égalité des droits , ni de co-éducation, tant celle-ci suppose le partage des mêmes valeurs éducatives !

    Alliance me paraît depuis toujours le terme le plus approprié ! On va se mettre d'accord, sur un minimum d'idées éducatives que l'on peut partager, sur ce que les uns et les autres pouvons faire, en complémentarité,  pour aider les élèves , ... 

    Histoire d'équilibre!

    Mais je me demande parfois si les équilibres ne sont pas rompus !

    Ne donne-t-on pas trop de pouvoirs aux familles sur certains points ?

    La loi de 2005 qui autorise les familles à scolariser un enfant handicapé du jour au lendemain dans l'école de son secteur... sans que quiconque ne se préoccupe de la qualité  ou des conditions de l'accueil ! Intérêt de l'enfant handicapé ? Intérêt des élèves ? J'ai parfois  le sentiment que l'inclusion à tout prix n'est pas toujours la meilleure des solutions. 

    Le refus toujours réitéré d'une orientation proposée pourtant d'année en année par des équipes de professionnels unanimes,  sur des prétextes parfois bien éloignés de l'intérêt de l'enfant !

    Je sais mes propos politiquement incorrects, et pourtant, je vous l'assure, ils sont guidés par ... l'intérêt de l'enfant ! Et inutile de le préciser, vous qui me faites l'honneur de me lire, vous savez que je suis favorable à l'inclusion, une inclusion réfléchie, anticipée, adaptée accompagnée, ...

    Quand je vois un élève dont les parents refusent une orientation CLIS depuis des années, et que je vois ce même élève se renfermer devant la perception toujours plus insupportable de son décalage avec les autres, et ceci  malgré tous les efforts de l'enseignante, alors je me dis que décidément, cet élève serait mieux dans un système lui permettant de renouer avec la réussite. Un système qui lui permette réellement d'apprendre à son rythme, sur des projets individualisés qu'aucun PPRE ou différenciation ne peut égaler !

    Twitt'amis parents, qu'en pensez-vous?  Le parent est-il le seul dépositaire de l'intérêt (scolaire) de son enfant ?


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    Silence... Temps suspendu !

    Dehors il neige! Des flocons légers recouvrent péniblement le sol. 

    Temps apaisé, journée de travail qui commence de la meilleure des façons !

    Mon métier m'offre, chaque jour de l'année, ces instants vides de bruits et d'agitation, mais pleins de projets qui s'annoncent !

    Je crois que, la retraite venue, ce sont ces instants que je regretterai le plus !


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  • Bon, voici ce que j'ai reçu. Je tente un retour ! Suis un sentimental, moi!

      


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  • La querelle fait rage, et n'a jamais été aussi violente !

    Enfin, sur le WEB, pas dans les écoles! Dans les écoles, on fait le plus souvent comme on peut !

    "Pédagogues" contre "Anti-pédagogiste" !

    "Pédago" contre "Républicains"

    Rien que les termes sont violents, et encore trouve-t-on bien pire! "Pédagogo". 

    Alors chers twitt'amis, je ne vais pas m'exprimer là-dessus, sans doute ces thèses méritent-elles d'être défendues, mais pourquoi tant de haine, voire de mépris des "anti" contre les "pro" et inversement (?)

    Que les professionnels de la polémique s'écharpent dans les émissions qui vivent de buzz et de polémiques , on peut le comprendre !

    Mais, nous, restons confraternels! Échangeons sur les idées et évitons ce que nous ne tolérons pas de nos élèves: le mépris, la volonté délibérée de blesser, les affrontements stériles, les certitudes non démontrées, l'intolérance ...

    Les tenants du "simple au complexe" s'affrontent aux tenants de la "complexité" ! 

    Je travaille quotidiennement avec des élèves en grande difficulté issus des deux tendances ! 

    La réalité est complexe, même si nous l'aimerions simple et rassurante !

    Les Twitt'amis, vous cherchez comme moi à comprendre, vous pouvez lire ici un article qui repositionne sainement le débat (enfin, il me semble!).

    http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=LSDLE_394_0081


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  • Je viens de retrouver ce texte que j'avais écrit pour tenter de comprendre un  mot  qui provoquait le ricanement , tant il était  suspecté d'alimenter un jargon professionnel ! Qu'est-ce qu'un enfant insécure ?

    Pauline, Louis et les autres

    Pauline est une petite fille scolarisée en CP : elle apprend difficilement l’écrit, pleure dès qu’elle se trompe, semble passer facilement des rires aux larmes, fuit tout contact physique. Chaque matin, elle baille, se frotte les yeux!

    Elle ne peut se fier à ses parents, ces adultes si inconstants qui passent des baisers aux coups, qui tantôt rient de ses bêtises  et tantôt s’en agacent! Elle semble être toujours sur le qui-vive, elle n’ose plus prendre la moindre initiative…

    Éviter l’erreur à tout prix ! Et pourtant elle aime tant qu’on la félicite !

    Pauline vient à l’école avec un sac à dos bien lourd, chargé des perturbations de sa vie familiale et relationnelle. Elle met du temps chaque matin, à évacuer angoisses et inhibitions, stress et anxiété,  et malgré tout elle a bien du mal à faire confiance à ces adultes si imprévisibles. Pauline est une enfant insécure : elle manque de cette sécurité affective qui seule est en mesure de libérer la confiance en soi et dans autrui, de débrider l’estime de soi et donc de permettre l’écoute, la disponibilité, la libération des processus cognitifs, la mobilisation des ressources intellectuelles,  bref de s’ouvrir au discours de l’enseignant.

    Louis, c’est tout à fait différent, en surface…  Il  n’écoute rien , semble en permanence tester le cadre. Il ne respecte ni les signaux sonores ni les signaux visuels de l’école. On le retrouve sans cesse dans les espaces interdits, il conteste les sanctions, bougonne à chaque remontrance, frappe ou insulte très souvent ses camarades … Il a bien du mal à se mettre au travail, il est très agité, et se fait gronder sans arrêt par un maître fatigué de ses innombrables débordements.

    Louis ne supporte aucune frustration, semble en permanence défier le cadre et cet adulte, son enseignant, qui pose tant de limites à ses désirs …

    Louis vit dans une famille aimante, il fait ce qu’il veut quand il le veut. Il arrive parfois que maman dise « non » , mais il le fait quand même, et rien ne se passe. Alors pourquoi ne pas recommencer ! Maman, des fois, elle en a marre quand même, et là, il reçoit coups et même une volée de mots pas très gentils ! Louis ne comprend pas bien pourquoi ce jour-là il ne peut pas faire comme d’habitude !

    Au fond Louis, ne sait pas très bien ce qu’il a le droit de faire ou de ne pas faire ! Au fond, Louis n’est pas si différent !

    L’importance du « cadre »

    Ces deux enfants ont en point commun…

    Ils ont bien du mal à se mettre au travail !

    Ils vivent tous deux dans un cadre instable et mal défini!

    La fonction du cadre est de deux ordres : structurer et contenir. Il se définit par sa permanence et sa cohérence : c’est  d’abord par l’installation et la permanence dans la durée du cadre spatio-temporel que l’éducateur fait naître ce sentiment de sécurité chez l’enfant.

    Fonction conteneur et fonction contenante

    Fonction conteneur, il (le cadre) accueille les émotions, il sécurise, rassure, … Tournée vers l’intérieur, cette fonction ramène à soi.

    L’autre, contenante,  est tournée vers l’extérieur : elle donne envie de la découverte, d’aller vers l’extérieur, d’apprendre, elle permet le développement de la curiosité et en même temps la découverte des lois et des règles et leur acceptation.

    Ces deux fonctions, autrefois attribuées par la psychanalyse au père (contenant) et à la mère (conteneur) peuvent cohabiter dans une même personne, le maître, le père ou la mère isolé(e).

    Un des problèmes de l’école ? Ces enfants fatigués, inhibés ou incontrôlables, inattentifs et agités, souvent  issus de cadres tantôt trop conteneurs, tantôt trop contenants, des cadres fluctuants et non-dits.

    Alors, un cadre scolaire, doit-il lui aussi être « conteneur » et « contenant » ?

     

    Pour en savoir plus… http://dcalin.fr/publications/fonction_contenante.html


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  • Bonne année les Twitt'amis et bye bye les autres!

     

    Juste un mot les twitt'amis , je sais...  vous dormez encore !

    J'aime croiser certains d'entre vous parce que je nous sens de connivence, plus besoin des 140 caractères... Proximité !

    J'aime croiser certains, parce qu'à défaut de les connaître vraiment, leurs pensées m'amusent ou m'émeuvent, c'est selon... Admiration!

    J'aime croiser certains, parce qu'ils participent de ma réflexion sur un métier qui n'a pas de vérité ... Ouverture sur la différence!

    J'aime  en croiser d'autres, parce que ce sont des vecteurs de diffusion de l'information professionnelle... Découvertes !

    J'aime Twitter, parce qu'il y a toujours quelqu'un pour me trouver une référence, une adresse, une ressource ... Économie de temps !

    J'aime retrouver sur Twitter et donc dans ma TL, ce que j'apprécie dans la vie:  la tolérance, le respect mutuel, le conflit positif, le second degré, la poésie des mots et la passion des choses, le doute raisonnable, la controverse positive, intelligente, argumentée (pléonasme, je sais ;-),  ... 

    J'aime l'idée d'une confraternité et vis de questionnement(s)!

    Bref je fuis sur Twitter ce que je fuis dans la vie!

    Bonne année les twitt'amis, et bye bye les autres (rares heureusement, sinon je n'y serais pas)!


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  • Le Directeur et ses adjoints

    Loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire:

    art.23:

    "Les titulaires chargés de la direction d'une école contenant plus de deux classes prennent le nom de directeur ou directrice d'école primaire élémentaire."

    Circulaire du 15 janvier 1908:

    "L'école est une, quel que soit le nombre de ses maîtres, et tout enseignement est une collaboration: collaboration des maîtres entre eux en vue de la formation intellectuelle et morale de l'enfant; collaboration des maîtres et des familles. Il n'est pas de conception plus fausse, plus étrangère à nos principes d'égalité et de bonne confraternité que celle qui maintiendrait le directeur et ses adjoints dans un isolement mutuel, le premier concentrant en sa personne toute la vie administrative et pédagogique de l'école, les seconds réduits à une obéissance étroite et bornant leur activité à enseigner suivant des méthodes et des principes acceptés sans discussion et sans foi, et imposés d'autorité. L'unité ainsi obtenue frapperait par avance l'enseignement de stérilité; pour être féconde, l'harmonie doit être faite de l'accord de toutes les bonnes volontés s'employant à l'oeuvre commune..."

    Hé ben, moi qui croyait innover en cherchant à vérifier qu'une direction collaborative et participative était possible!

    Depuis 1908, l'histoire n'a pas pris ce chemin: liberté pédagogique pour chacun d'entre nous, au détriment  parfois de la cohérence de l'ensemble, et charges administratives pour le directeur ! 

    Collaboration et participation restent difficiles, tant ces orientations imposent à chacun de sortir de sa classe pour investir un champ bien incertain: la "direction" au sens de "directions données", le collectif qui fixe un cadre limitant une sacro-sainte liberté pédagogique! 

    "L'oeuvre commune" dont parle la circulaire de 1908 reste d'actualité: le travail d'équipe, on en parle, on le souhaite, des syndicats le revendiquent ... mais on aimerait bien finalement, en rester à sa plus simple expression: l'esprit d'équipe, la solidarité qui permet  de préserver à tout prix sa liberté!

    Les "avantages" sans les "inconvénients" (même si je reste convaincu qu'un cadre à la fois conteneur et contenant est sécurisant!)

    On n'a jamais autant parlé d'équipe qu'à notre époque, où règne pourtant  un Individualisme qui n'a jamais été aussi fort !

    Le Directeur et ses adjointsMais en cherchant à faire sortir les maîtres de leur classe pour s'emparer de la politique éducative et pédagogique de l'école, construire un projet cohérent et partagé, ne prend-on pas le risque de délaisser ce qui reste toujours aussi important, la classe et la construction du scénario pédagogique susceptible d'emmener chacun de nos élèves vers le savoir ?

    Il faut sans doute trouver un équilibre !

     

    (sources: "L'instituteur au début du XXème siècle" Ernest Pérochon)

    Le Directeur et ses adjoints


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  • Expliquez-nous...De plus en plus d'élèves, bien que parfois nés en France, ne possèdent plus un niveau de Langue suffisant pour apprendre dans de bonnes conditions. Je ne suis pas sociologue, je n'ai aucune explication à donner, je fais juste un constat !

    Prononciations difficiles, émission de phrases mots, incapacité à répéter une phrase simple même courte au CP, syntaxe réduite au minimum , variations temporelles  incorrectes et inappropriées, lexique réduit au langage quotidien et utilitaire, incapacité à exprimer une pensée en français... Déficit langagier qui dure !

    Quand les élèves ne maîtrisent pas suffisamment la langue française, langue d'enseignement, la construction des savoirs devient chaotique, tout devient obstacle, tout se complique très vite !

    C'est vrai pour tous les enseignements, dès l'apprentissage de l'écrit au CP, c'est encore plus vrai , programmes obligent,  dès que l'on s'attaque à la réflexion sur la langue elle-même. 

    Grammaire, conjugaison, orthographe, ...

    Et d'enseigner à ces élèves qui n'ont pas la musicalité de la langue , des disciplines inaccessibles sous des formes scolaires traditionnelles prévues pour des enfants francophones,  et dans une temporalité inadaptée !

    Comment ? Comment ? Mais tu es donc scandaleusement ignorant, ignare pour tout dire , la honte de ta profession ! Ne sais-tu pas que c'est en réfléchissant sur la langue, en comparant les systèmes de fonctionnement des deux langues que l'on fait justement des progrès en ... français ?

    Bon, bon , ... suis ignare c'est vrai, mais moi qui m'confronte au problème , je sais bien que le langage en émission est à la base des progrès langagiers et que ce qui pose problème, c'est que l'on enseigne à ces élèves, la grammaire de la même façon et avec la même temporalité que pour les autres.

    Et on s'étonne qu'ils ne réussissent pas !

    Alors chers twit'amis, chers formateurs et cadres de ma TL, je vous le demande... comment peut-on faire avec ces élèves intelligents mais handicapés par la méconnaissance du français ?

    Et si à la place de l'anglais ou de l'allemand, on proposait à ces enfants, une enseignement de type FLE puisqu'ils  maîtrisent déjà une langue "étrangère" ?

    Et si on formait les enseignants à cette nouvelle dimension du métier ?

    Mais les facteurs de progrès ne sont pas seulement humains, ils sont parfois structurels ! Quels aménagements des programmes, quels rythmes, quels personnels, ... ?

    Il faut trouver des solutions , ou se préparer à ce que les résultats en éducation prioritaire continuent de baisser !

     


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