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    Silence... Temps suspendu !

    Dehors il neige! Des flocons légers recouvrent péniblement le sol. 

    Temps apaisé, journée de travail qui commence de la meilleure des façons !

    Mon métier m'offre, chaque jour de l'année, ces instants vides de bruits et d'agitation, mais pleins de projets qui s'annoncent !

    Je crois que, la retraite venue, ce sont ces instants que je regretterai le plus !


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  • Bon, voici ce que j'ai reçu. Je tente un retour ! Suis un sentimental, moi!

      


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  • La querelle fait rage, et n'a jamais été aussi violente !

    Enfin, sur le WEB, pas dans les écoles! Dans les écoles, on fait le plus souvent comme on peut !

    "Pédagogues" contre "Anti-pédagogiste" !

    "Pédago" contre "Républicains"

    Rien que les termes sont violents, et encore trouve-t-on bien pire! "Pédagogo". 

    Alors chers twitt'amis, je ne vais pas m'exprimer là-dessus, sans doute ces thèses méritent-elles d'être défendues, mais pourquoi tant de haine, voire de mépris des "anti" contre les "pro" et inversement (?)

    Que les professionnels de la polémique s'écharpent dans les émissions qui vivent de buzz et de polémiques , on peut le comprendre !

    Mais, nous, restons confraternels! Échangeons sur les idées et évitons ce que nous ne tolérons pas de nos élèves: le mépris, la volonté délibérée de blesser, les affrontements stériles, les certitudes non démontrées, l'intolérance ...

    Les tenants du "simple au complexe" s'affrontent aux tenants de la "complexité" ! 

    Je travaille quotidiennement avec des élèves en grande difficulté issus des deux tendances ! 

    La réalité est complexe, même si nous l'aimerions simple et rassurante !

    Les Twitt'amis, vous cherchez comme moi à comprendre, vous pouvez lire ici un article qui repositionne sainement le débat (enfin, il me semble!).

    http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=LSDLE_394_0081


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  • Je viens de retrouver ce texte que j'avais écrit pour tenter de comprendre un  mot  qui provoquait le ricanement , tant il était  suspecté d'alimenter un jargon professionnel ! Qu'est-ce qu'un enfant insécure ?

    Pauline, Louis et les autres

    Pauline est une petite fille scolarisée en CP : elle apprend difficilement l’écrit, pleure dès qu’elle se trompe, semble passer facilement des rires aux larmes, fuit tout contact physique. Chaque matin, elle baille, se frotte les yeux!

    Elle ne peut se fier à ses parents, ces adultes si inconstants qui passent des baisers aux coups, qui tantôt rient de ses bêtises  et tantôt s’en agacent! Elle semble être toujours sur le qui-vive, elle n’ose plus prendre la moindre initiative…

    Éviter l’erreur à tout prix ! Et pourtant elle aime tant qu’on la félicite !

    Pauline vient à l’école avec un sac à dos bien lourd, chargé des perturbations de sa vie familiale et relationnelle. Elle met du temps chaque matin, à évacuer angoisses et inhibitions, stress et anxiété,  et malgré tout elle a bien du mal à faire confiance à ces adultes si imprévisibles. Pauline est une enfant insécure : elle manque de cette sécurité affective qui seule est en mesure de libérer la confiance en soi et dans autrui, de débrider l’estime de soi et donc de permettre l’écoute, la disponibilité, la libération des processus cognitifs, la mobilisation des ressources intellectuelles,  bref de s’ouvrir au discours de l’enseignant.

    Louis, c’est tout à fait différent, en surface…  Il  n’écoute rien , semble en permanence tester le cadre. Il ne respecte ni les signaux sonores ni les signaux visuels de l’école. On le retrouve sans cesse dans les espaces interdits, il conteste les sanctions, bougonne à chaque remontrance, frappe ou insulte très souvent ses camarades … Il a bien du mal à se mettre au travail, il est très agité, et se fait gronder sans arrêt par un maître fatigué de ses innombrables débordements.

    Louis ne supporte aucune frustration, semble en permanence défier le cadre et cet adulte, son enseignant, qui pose tant de limites à ses désirs …

    Louis vit dans une famille aimante, il fait ce qu’il veut quand il le veut. Il arrive parfois que maman dise « non » , mais il le fait quand même, et rien ne se passe. Alors pourquoi ne pas recommencer ! Maman, des fois, elle en a marre quand même, et là, il reçoit coups et même une volée de mots pas très gentils ! Louis ne comprend pas bien pourquoi ce jour-là il ne peut pas faire comme d’habitude !

    Au fond Louis, ne sait pas très bien ce qu’il a le droit de faire ou de ne pas faire ! Au fond, Louis n’est pas si différent !

    L’importance du « cadre »

    Ces deux enfants ont en point commun…

    Ils ont bien du mal à se mettre au travail !

    Ils vivent tous deux dans un cadre instable et mal défini!

    La fonction du cadre est de deux ordres : structurer et contenir. Il se définit par sa permanence et sa cohérence : c’est  d’abord par l’installation et la permanence dans la durée du cadre spatio-temporel que l’éducateur fait naître ce sentiment de sécurité chez l’enfant.

    Fonction conteneur et fonction contenante

    Fonction conteneur, il (le cadre) accueille les émotions, il sécurise, rassure, … Tournée vers l’intérieur, cette fonction ramène à soi.

    L’autre, contenante,  est tournée vers l’extérieur : elle donne envie de la découverte, d’aller vers l’extérieur, d’apprendre, elle permet le développement de la curiosité et en même temps la découverte des lois et des règles et leur acceptation.

    Ces deux fonctions, autrefois attribuées par la psychanalyse au père (contenant) et à la mère (conteneur) peuvent cohabiter dans une même personne, le maître, le père ou la mère isolé(e).

    Un des problèmes de l’école ? Ces enfants fatigués, inhibés ou incontrôlables, inattentifs et agités, souvent  issus de cadres tantôt trop conteneurs, tantôt trop contenants, des cadres fluctuants et non-dits.

    Alors, un cadre scolaire, doit-il lui aussi être « conteneur » et « contenant » ?

     

    Pour en savoir plus… http://dcalin.fr/publications/fonction_contenante.html


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  • Bonne année les Twitt'amis et bye bye les autres!

     

    Juste un mot les twitt'amis , je sais...  vous dormez encore !

    J'aime croiser certains d'entre vous parce que je nous sens de connivence, plus besoin des 140 caractères... Proximité !

    J'aime croiser certains, parce qu'à défaut de les connaître vraiment, leurs pensées m'amusent ou m'émeuvent, c'est selon... Admiration!

    J'aime croiser certains, parce qu'ils participent de ma réflexion sur un métier qui n'a pas de vérité ... Ouverture sur la différence!

    J'aime  en croiser d'autres, parce que ce sont des vecteurs de diffusion de l'information professionnelle... Découvertes !

    J'aime Twitter, parce qu'il y a toujours quelqu'un pour me trouver une référence, une adresse, une ressource ... Économie de temps !

    J'aime retrouver sur Twitter et donc dans ma TL, ce que j'apprécie dans la vie:  la tolérance, le respect mutuel, le conflit positif, le second degré, la poésie des mots et la passion des choses, le doute raisonnable, la controverse positive, intelligente, argumentée (pléonasme, je sais ;-),  ... 

    J'aime l'idée d'une confraternité et vis de questionnement(s)!

    Bref je fuis sur Twitter ce que je fuis dans la vie!

    Bonne année les twitt'amis, et bye bye les autres (rares heureusement, sinon je n'y serais pas)!


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  • Le Directeur et ses adjoints

    Loi du 30 octobre 1886 sur l'organisation de l'enseignement primaire:

    art.23:

    "Les titulaires chargés de la direction d'une école contenant plus de deux classes prennent le nom de directeur ou directrice d'école primaire élémentaire."

    Circulaire du 15 janvier 1908:

    "L'école est une, quel que soit le nombre de ses maîtres, et tout enseignement est une collaboration: collaboration des maîtres entre eux en vue de la formation intellectuelle et morale de l'enfant; collaboration des maîtres et des familles. Il n'est pas de conception plus fausse, plus étrangère à nos principes d'égalité et de bonne confraternité que celle qui maintiendrait le directeur et ses adjoints dans un isolement mutuel, le premier concentrant en sa personne toute la vie administrative et pédagogique de l'école, les seconds réduits à une obéissance étroite et bornant leur activité à enseigner suivant des méthodes et des principes acceptés sans discussion et sans foi, et imposés d'autorité. L'unité ainsi obtenue frapperait par avance l'enseignement de stérilité; pour être féconde, l'harmonie doit être faite de l'accord de toutes les bonnes volontés s'employant à l'oeuvre commune..."

    Hé ben, moi qui croyait innover en cherchant à vérifier qu'une direction collaborative et participative était possible!

    Depuis 1908, l'histoire n'a pas pris ce chemin: liberté pédagogique pour chacun d'entre nous, au détriment  parfois de la cohérence de l'ensemble, et charges administratives pour le directeur ! 

    Collaboration et participation restent difficiles, tant ces orientations imposent à chacun de sortir de sa classe pour investir un champ bien incertain: la "direction" au sens de "directions données", le collectif qui fixe un cadre limitant une sacro-sainte liberté pédagogique! 

    "L'oeuvre commune" dont parle la circulaire de 1908 reste d'actualité: le travail d'équipe, on en parle, on le souhaite, des syndicats le revendiquent ... mais on aimerait bien finalement, en rester à sa plus simple expression: l'esprit d'équipe, la solidarité qui permet  de préserver à tout prix sa liberté!

    Les "avantages" sans les "inconvénients" (même si je reste convaincu qu'un cadre à la fois conteneur et contenant est sécurisant!)

    On n'a jamais autant parlé d'équipe qu'à notre époque, où règne pourtant  un Individualisme qui n'a jamais été aussi fort !

    Le Directeur et ses adjointsMais en cherchant à faire sortir les maîtres de leur classe pour s'emparer de la politique éducative et pédagogique de l'école, construire un projet cohérent et partagé, ne prend-on pas le risque de délaisser ce qui reste toujours aussi important, la classe et la construction du scénario pédagogique susceptible d'emmener chacun de nos élèves vers le savoir ?

    Il faut sans doute trouver un équilibre !

     

    (sources: "L'instituteur au début du XXème siècle" Ernest Pérochon)

    Le Directeur et ses adjoints


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  • Expliquez-nous...De plus en plus d'élèves, bien que parfois nés en France, ne possèdent plus un niveau de Langue suffisant pour apprendre dans de bonnes conditions. Je ne suis pas sociologue, je n'ai aucune explication à donner, je fais juste un constat !

    Prononciations difficiles, émission de phrases mots, incapacité à répéter une phrase simple même courte au CP, syntaxe réduite au minimum , variations temporelles  incorrectes et inappropriées, lexique réduit au langage quotidien et utilitaire, incapacité à exprimer une pensée en français... Déficit langagier qui dure !

    Quand les élèves ne maîtrisent pas suffisamment la langue française, langue d'enseignement, la construction des savoirs devient chaotique, tout devient obstacle, tout se complique très vite !

    C'est vrai pour tous les enseignements, dès l'apprentissage de l'écrit au CP, c'est encore plus vrai , programmes obligent,  dès que l'on s'attaque à la réflexion sur la langue elle-même. 

    Grammaire, conjugaison, orthographe, ...

    Et d'enseigner à ces élèves qui n'ont pas la musicalité de la langue , des disciplines inaccessibles sous des formes scolaires traditionnelles prévues pour des enfants francophones,  et dans une temporalité inadaptée !

    Comment ? Comment ? Mais tu es donc scandaleusement ignorant, ignare pour tout dire , la honte de ta profession ! Ne sais-tu pas que c'est en réfléchissant sur la langue, en comparant les systèmes de fonctionnement des deux langues que l'on fait justement des progrès en ... français ?

    Bon, bon , ... suis ignare c'est vrai, mais moi qui m'confronte au problème , je sais bien que le langage en émission est à la base des progrès langagiers et que ce qui pose problème, c'est que l'on enseigne à ces élèves, la grammaire de la même façon et avec la même temporalité que pour les autres.

    Et on s'étonne qu'ils ne réussissent pas !

    Alors chers twit'amis, chers formateurs et cadres de ma TL, je vous le demande... comment peut-on faire avec ces élèves intelligents mais handicapés par la méconnaissance du français ?

    Et si à la place de l'anglais ou de l'allemand, on proposait à ces enfants, une enseignement de type FLE puisqu'ils  maîtrisent déjà une langue "étrangère" ?

    Et si on formait les enseignants à cette nouvelle dimension du métier ?

    Mais les facteurs de progrès ne sont pas seulement humains, ils sont parfois structurels ! Quels aménagements des programmes, quels rythmes, quels personnels, ... ?

    Il faut trouver des solutions , ou se préparer à ce que les résultats en éducation prioritaire continuent de baisser !

     


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  • Et si c'était simple ?Bon, vous l'savez, suis un peu un pourfendeur d'évidences, un défonceur de portes ouvertes, un discoureur de l'inutile ! 

    On préfère souvent la complexité à la simplicité, ça fait plus sérieux !

    Et pourtant, n'y a-t-il pas, parfois, des solutions ... toute simples?

    Il y a plus de 20 ans, nous prenions nos chronomètres pour mesurer le temps d'activité réelle d'un enfant apprenti nageur (à la piscine, vous l'aviez deviné !).

    Surprise! À peine 5' sur une séance de 35 minutes dans l'eau, ou hors de l'eau... c'était selon !

    Réorganisation de cette activité, moins de séances sur une scolarité, mais des séances plus longues avec moins d'élèves ! Augmenter le temps de pratique !

    Et formations, of course !

    On vient de redécouvrir scientifiquement le même phénomène en lecture, phénomène que mes collègues les plus anciens de RRS connaissent bien, puisqu'ils vont jusqu'à faire "études" pour avoir le temps de faire lire davantage ceux qui en ont le plus besoin.

    On vient d'inventer les "maîtres surnuméraires", qui à force de projets coûteux et ambitieux, sont à priori destinés à aider les élèves en difficulté !

    Et si aider un élève de CP, c'était tout simplement augmenter ce temps de pratique, grâce à un maître de plus... Pas besoin de projet! Juste lire, lire encore et encore ! Écrire aussi !

    Bon je sais, je sais... Je ne sais plus quel état américain viendrait de supprimer le deuxième adulte par classe! Assistance généralisée qui n'aurait pas fait ses preuves !

    Finalement, pas de solution miracle ! 

    Et si on diminuait sérieusement les effectifs de CP ?

    Pas plus de 15 ! En abandonnant le tout frontal, bien sûr !

     


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  •  Décembre 2014 ... CP.

     1+1= ?

       - Huit!  me répond-il .

    - Un et encore Un ? demandai-je en prenant des objets puis en montrant mes doigts...

    - Huit ? me répond-il .

    Certains arrivent au CP ayant tout compris du Principe Alphabétique, d'autres sachant lire , d'autres encore, sans scolarité régulière préalable, n'ont aucune idée de ce qu'ils viennent faire à l'école! 

    Instabilité posturale, immaturité, inattention, certains élèves n'ont pas construit le 2 et ne perçoivent toujours pas le fonctionnement de l'écrit! Toujours pas de déclic salvateur, on travaille sur le phonème trop tôt sans doute  ... 

    Angoisse d'avoir à chercher ce qu'on n'entend décidément pas et qui n'existe pas d'ailleurs  (voir article de Brissiaud) ! L'écrit devient un calvaire !

    Qu'entends-tu dans le mot "chat" ?

    Luigi qui n'entend que "Miaou" ne comprend toujours pas pourquoi les autres entendent (CH) et (A). 

    Sans posséder à minima la langue d'apprentissage, un nombre non négligeable de nos petits élèves se retrouvent d'emblée face à des obstacles insurmontables !

    Impossible de faire la différence entre un logatome et un vrai mot, identifiable et porteur de sens ! Pas d'autocontrôle possible pour ces élèves qui n'apprennent à décoder qu'à force d'efforts et de mémoire.  Il faut être "bon élève" pour apprendre dans ces conditions!

    1+1=8Disparité maximale! La classe uniforme , fantasme d'un discours unique, n'a jamais aussi peu existé !

    Le cours magistral,  qu'il soit coloré de constructivisme ou de pédagogie explicite, a vécu !

    Il nous faut trouver autre chose !

    Peut-être le numérique ? Faut-il réinventer la classe unique, non plus sur des critères d'âge, mais sur la base de besoins ?

    1+1=8

    https://docs.google.com/file/d/0B_4Ba7t-Cn0EUEVlUHFMLXBLVEk/edit?pli=1


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  • Ce texte nécessite sans doute une analyse approfondie , tant les mots choisis ont dû être pesés ! Voici mes premières réactions, non dénuées de mes contradictions habituelles sur ce sujet, entre utopie et réalisme. Mais ce n'est qu'un billet du petit matin.

    Direction, référentiel métier

    ...

    «  Oh là, là, pour rien au monde, je ne voudrais être directeur… Toute cette paperasse ! »

    Cette remarque d’un collègue date de la semaine dernière ! Je me suis toujours demandé pourquoi les collègues voyaient (ou ne voulaient voir)  de ce qui n’était jusqu’ici qu’une mission pour un enseignant coordonnateur , sa seule dimension administrative.

    Refus assez général d’une hiérarchie proximale ? Peur de perdre une autonomie créative, cette liberté pédagogique pourtant encadrée par les textes de 2005 ? Le directeur, garant du cadre fixé par l’équipe,  symboliserait-il la prégnance du collectif sur l’individuel ?

    Il n’y a autour de moi, que quelques enseignants devenus directeurs pour ressentir le besoin d’un statut, avec quelques pouvoirs de décision à la clé !

    Avant leur propre mutation professionnelle vers cette fonction, les enseignants sont plutôt massivement contre l’idée d’un statut hiérarchique, j’y suis moi-même plutôt opposé dès que je reprends une position d’adjoint ! Ambiguïté ! Il faut dire que nous travaillons dans de très petites unités, très proches les uns des autres !

    Ce nouveau texte place clairement le directeur au cœur d’un système qui le plonge dans un fonctionnement partenarial déjà largement investi, au prix souvent de sa vie familiale !

    Avec ce « référentiel » , la Direction d’école devient un métier aux contours identifiés , et ça, c’est plutôt positif ! Clarté et transparence donnent une assise plus confortable face à nos partenaires et collègues. L’absence  d’un référentiel permettait jusqu’ici, à chacun, de mettre sur cette fonction, ses propres représentations, à géométrie variable.

    Certains aimeraient bien voir le Directeur faire preuve d’autorité avec une voisine jugée en défaut, mais n’accepteraient pour rien au monde une quelconque remise en cause personnelle ! Contradiction !

    Si un simple directeur administratif arrange bien certains, c’est qu’il permet à chacun de faire comme… il veut ! Individualisme ?

    Et si s’était au groupe , à chacun d’entre nous, d’être garant des décisions collectives ?

    Les compétences du Directeur y sont déclinées, les tâches définies, les responsabilités  précisées, … Il anime et impulse la vie pédagogique de l’école, gère les tensions, pilote, organise, répartit les moyens, assure la sécurité, veille au contrôle des présences, favorise les relations avec les familles et les partenaires, il facilite, encourage, impulse, …

    Il veille à, s’assure que, vérifie que, contrôle, arrête … Prérogatives précisées, et élargies ?

    Ce référentiel décrit finalement ce que nous sommes déjà tous conduits à faire ! Presque tout , sur la base des usages ou en référence à des textes existants ! Si les prérogatives que nous exercions déjà y sont déclinées et précisées, certaines d’entre elles n’étaient-elles pas  toutefois réservées jusqu’ici aux IEN ? Ainsi il « s ‘assure des conditions nécessaires à la progression et à l’évaluation des élèves de l’école au plan collectif et individuel ».

    Bref , le Directeur en devenant un cadre multicartes , réunit à lui tout seul les compétences d’une équipe de Direction de collège ! Il intervient sur les mêmes champs de compétences systémiques qu’un principal, échelle en moins, tout en restant pédagogue et didacticien!

    Cela demande  un large temps dédié, et une demi-journée supplémentaire de décharge ne suffira pas !

    Il y a actuellement , me semble-t-il, une crise de « vocation »  pour une mission perçue comme dévoreuse de temps et accablante de responsabilités, plaçant ses acteurs dans une double insatisfaction : le sentiment de ne faire bien, ni la classe ni sa direction. Pourquoi les élèves du Directeur auraient-ils un maître moins disponible que les autres ? Pourquoi le Directeur est-il bien souvent obligé de choisir entre sa classe et l’école ?

    La formation évoquée avec le tutorat d’un pair expérimenté  constituera sans doute  un progrès, on ne s’improvise pas Directeur quand on veut dépasser la simple gestion administrative !

    Peut-on piloter une école, sans avoir quelques pouvoirs de décision sur son fonctionnement ? Collaborer, partager les décisions … Certes , mais quand un consensus positif ne se dégage pas, il y a bien un moment où il faut que quelqu’un tranche.

    Trop de flou était contreproductif ! Les difficultés liées à l’organisation des temps de service des enseignants est un bon exemple parmi d’autres  de ce que l’absence de prérogatives (108h) produit comme pertes de temps qui finissent par lasser du travail collectif !

    Les uns verront là une évolution vers un statut (hiérarchique) qui ne dit pas son nom , d’autres une avancée insuffisante vers un statut de chef d’établissement.

     Perso, je reste attaché à une direction collaborative, le directeur étant alors  garant de l’application des décisions collectives, à condition que le collectif reste dans le cadre institutionnel que bien des jeunes collègues connaissent très imparfaitement!

    Ce référentiel métier est là aussi, sans doute,  pour sélectionner les candidats à la fonction ! Encore faudrait-il qu’il y ait suffisamment de candidats !

    Mais au fait, pourquoi n’y a-t-il pas plus de candidats ?

     


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