• Et si c'était simple ?Bon, vous l'savez, suis un peu un pourfendeur d'évidences, un défonceur de portes ouvertes, un discoureur de l'inutile ! 

    On préfère souvent la complexité à la simplicité, ça fait plus sérieux !

    Et pourtant, n'y a-t-il pas, parfois, des solutions ... toute simples?

    Il y a plus de 20 ans, nous prenions nos chronomètres pour mesurer le temps d'activité réelle d'un enfant apprenti nageur (à la piscine, vous l'aviez deviné !).

    Surprise! À peine 5' sur une séance de 35 minutes dans l'eau, ou hors de l'eau... c'était selon !

    Réorganisation de cette activité, moins de séances sur une scolarité, mais des séances plus longues avec moins d'élèves ! Augmenter le temps de pratique !

    Et formations, of course !

    On vient de redécouvrir scientifiquement le même phénomène en lecture, phénomène que mes collègues les plus anciens de RRS connaissent bien, puisqu'ils vont jusqu'à faire "études" pour avoir le temps de faire lire davantage ceux qui en ont le plus besoin.

    On vient d'inventer les "maîtres surnuméraires", qui à force de projets coûteux et ambitieux, sont à priori destinés à aider les élèves en difficulté !

    Et si aider un élève de CP, c'était tout simplement augmenter ce temps de pratique, grâce à un maître de plus... Pas besoin de projet! Juste lire, lire encore et encore ! Écrire aussi !

    Bon je sais, je sais... Je ne sais plus quel état américain viendrait de supprimer le deuxième adulte par classe! Assistance généralisée qui n'aurait pas fait ses preuves !

    Finalement, pas de solution miracle ! 

    Et si on diminuait sérieusement les effectifs de CP ?

    Pas plus de 15 ! En abandonnant le tout frontal, bien sûr !

     


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  •  Décembre 2014 ... CP.

     1+1= ?

       - Huit!  me répond-il .

    - Un et encore Un ? demandai-je en prenant des objets puis en montrant mes doigts...

    - Huit ? me répond-il .

    Certains arrivent au CP ayant tout compris du Principe Alphabétique, d'autres sachant lire , d'autres encore, sans scolarité régulière préalable, n'ont aucune idée de ce qu'ils viennent faire à l'école! 

    Instabilité posturale, immaturité, inattention, certains élèves n'ont pas construit le 2 et ne perçoivent toujours pas le fonctionnement de l'écrit! Toujours pas de déclic salvateur, on travaille sur le phonème trop tôt sans doute  ... 

    Angoisse d'avoir à chercher ce qu'on n'entend décidément pas et qui n'existe pas d'ailleurs  (voir article de Brissiaud) ! L'écrit devient un calvaire !

    Qu'entends-tu dans le mot "chat" ?

    Luigi qui n'entend que "Miaou" ne comprend toujours pas pourquoi les autres entendent (CH) et (A). 

    Sans posséder à minima la langue d'apprentissage, un nombre non négligeable de nos petits élèves se retrouvent d'emblée face à des obstacles insurmontables !

    Impossible de faire la différence entre un logatome et un vrai mot, identifiable et porteur de sens ! Pas d'autocontrôle possible pour ces élèves qui n'apprennent à décoder qu'à force d'efforts et de mémoire.  Il faut être "bon élève" pour apprendre dans ces conditions!

    1+1=8Disparité maximale! La classe uniforme , fantasme d'un discours unique, n'a jamais aussi peu existé !

    Le cours magistral,  qu'il soit coloré de constructivisme ou de pédagogie explicite, a vécu !

    Il nous faut trouver autre chose !

    Peut-être le numérique ? Faut-il réinventer la classe unique, non plus sur des critères d'âge, mais sur la base de besoins ?

    1+1=8

    https://docs.google.com/file/d/0B_4Ba7t-Cn0EUEVlUHFMLXBLVEk/edit?pli=1


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  • Ce texte nécessite sans doute une analyse approfondie , tant les mots choisis ont dû être pesés ! Voici mes premières réactions, non dénuées de mes contradictions habituelles sur ce sujet, entre utopie et réalisme. Mais ce n'est qu'un billet du petit matin.

    Direction, référentiel métier

    ...

    «  Oh là, là, pour rien au monde, je ne voudrais être directeur… Toute cette paperasse ! »

    Cette remarque d’un collègue date de la semaine dernière ! Je me suis toujours demandé pourquoi les collègues voyaient (ou ne voulaient voir)  de ce qui n’était jusqu’ici qu’une mission pour un enseignant coordonnateur , sa seule dimension administrative.

    Refus assez général d’une hiérarchie proximale ? Peur de perdre une autonomie créative, cette liberté pédagogique pourtant encadrée par les textes de 2005 ? Le directeur, garant du cadre fixé par l’équipe,  symboliserait-il la prégnance du collectif sur l’individuel ?

    Il n’y a autour de moi, que quelques enseignants devenus directeurs pour ressentir le besoin d’un statut, avec quelques pouvoirs de décision à la clé !

    Avant leur propre mutation professionnelle vers cette fonction, les enseignants sont plutôt massivement contre l’idée d’un statut hiérarchique, j’y suis moi-même plutôt opposé dès que je reprends une position d’adjoint ! Ambiguïté ! Il faut dire que nous travaillons dans de très petites unités, très proches les uns des autres !

    Ce nouveau texte place clairement le directeur au cœur d’un système qui le plonge dans un fonctionnement partenarial déjà largement investi, au prix souvent de sa vie familiale !

    Avec ce « référentiel » , la Direction d’école devient un métier aux contours identifiés , et ça, c’est plutôt positif ! Clarté et transparence donnent une assise plus confortable face à nos partenaires et collègues. L’absence  d’un référentiel permettait jusqu’ici, à chacun, de mettre sur cette fonction, ses propres représentations, à géométrie variable.

    Certains aimeraient bien voir le Directeur faire preuve d’autorité avec une voisine jugée en défaut, mais n’accepteraient pour rien au monde une quelconque remise en cause personnelle ! Contradiction !

    Si un simple directeur administratif arrange bien certains, c’est qu’il permet à chacun de faire comme… il veut ! Individualisme ?

    Et si s’était au groupe , à chacun d’entre nous, d’être garant des décisions collectives ?

    Les compétences du Directeur y sont déclinées, les tâches définies, les responsabilités  précisées, … Il anime et impulse la vie pédagogique de l’école, gère les tensions, pilote, organise, répartit les moyens, assure la sécurité, veille au contrôle des présences, favorise les relations avec les familles et les partenaires, il facilite, encourage, impulse, …

    Il veille à, s’assure que, vérifie que, contrôle, arrête … Prérogatives précisées, et élargies ?

    Ce référentiel décrit finalement ce que nous sommes déjà tous conduits à faire ! Presque tout , sur la base des usages ou en référence à des textes existants ! Si les prérogatives que nous exercions déjà y sont déclinées et précisées, certaines d’entre elles n’étaient-elles pas  toutefois réservées jusqu’ici aux IEN ? Ainsi il « s ‘assure des conditions nécessaires à la progression et à l’évaluation des élèves de l’école au plan collectif et individuel ».

    Bref , le Directeur en devenant un cadre multicartes , réunit à lui tout seul les compétences d’une équipe de Direction de collège ! Il intervient sur les mêmes champs de compétences systémiques qu’un principal, échelle en moins, tout en restant pédagogue et didacticien!

    Cela demande  un large temps dédié, et une demi-journée supplémentaire de décharge ne suffira pas !

    Il y a actuellement , me semble-t-il, une crise de « vocation »  pour une mission perçue comme dévoreuse de temps et accablante de responsabilités, plaçant ses acteurs dans une double insatisfaction : le sentiment de ne faire bien, ni la classe ni sa direction. Pourquoi les élèves du Directeur auraient-ils un maître moins disponible que les autres ? Pourquoi le Directeur est-il bien souvent obligé de choisir entre sa classe et l’école ?

    La formation évoquée avec le tutorat d’un pair expérimenté  constituera sans doute  un progrès, on ne s’improvise pas Directeur quand on veut dépasser la simple gestion administrative !

    Peut-on piloter une école, sans avoir quelques pouvoirs de décision sur son fonctionnement ? Collaborer, partager les décisions … Certes , mais quand un consensus positif ne se dégage pas, il y a bien un moment où il faut que quelqu’un tranche.

    Trop de flou était contreproductif ! Les difficultés liées à l’organisation des temps de service des enseignants est un bon exemple parmi d’autres  de ce que l’absence de prérogatives (108h) produit comme pertes de temps qui finissent par lasser du travail collectif !

    Les uns verront là une évolution vers un statut (hiérarchique) qui ne dit pas son nom , d’autres une avancée insuffisante vers un statut de chef d’établissement.

     Perso, je reste attaché à une direction collaborative, le directeur étant alors  garant de l’application des décisions collectives, à condition que le collectif reste dans le cadre institutionnel que bien des jeunes collègues connaissent très imparfaitement!

    Ce référentiel métier est là aussi, sans doute,  pour sélectionner les candidats à la fonction ! Encore faudrait-il qu’il y ait suffisamment de candidats !

    Mais au fait, pourquoi n’y a-t-il pas plus de candidats ?

     


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  • École Alternative: école dont les parents partagent le contrat éducatif, et souvent un certain confort économique.

    École Publique: école qui fait cohabiter toutes les représentations de la relation éducative et pédagogique. Les tenants de la non directivité et du frontal, de l'autorité et du laisser-faire, du plaisir et de l'effort, ...


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  • La cour de récréation, source de bien des conflits avec les parents, ... 

    Parents hyper protecteurs, le risque est à bannir, tolérance zéro! 

    Mais comment peut-on apprendre la sécurité sans se confronter aux risques , mesurés et encadrés of course.

    Pourrait-on imaginer apprendre à skier sans skier , à nager sans jamais aller dans l'eau ?

    Si les leçons du code de la route sont importantes à conduire en classe pour que nos élèves connaissent les risques de la circulation à vélo, chacun sait bien que c'est en faisant du vélo qu'ils apprendront à repérer les situations dangereuses dans un milieu fluctuant: rien ne sert de connaître les règles, si l'on n'apprend pas à repérer les instants où les appliquer !

    C'est ce qu'on appelle des savoirs en action.

    De la même façon, comment peut-on enseigner à gérer ses affects et les conflits, son rapport à l'autre , la frustration et le chagrin, en préservant les enfants de tout désagrément émotionnel ?

    La cour de récréation est un espace encadré d'apprentissage des relations et de la gestion des émotions, un espace de mise à l'épreuve des connaissances acquises  ailleurs (en classe) ! Espace structurant de l'apprentissage des relations, du rapport à la règle et à la loi!

    Tous les enfants connaissent les règles, savent qu'il ne faut ni se battre ni insulter ni même se laisser emporter par sa colère, mais où ces savoirs formels peuvent-ils être confrontés à la l'action, si ce n'est dans la cour de récréation ?

    Alors , on pourra mettre toujours plus de surveillants dans la cour, rien ne fera changer d'avis nos parents d'élèves !

    Les élèves ne seront jamais assez surveillés, parce que la cour idéale fantasmée par nos parents hyper protecteurs, c'est une cour utopique, sans conflits, sans chagrins,  ... un espace social qui ne peut exister!

    Qui ne DOIT pas exister !

    Préparer à la vie !

    Il ne faut surtout pas  priver nos chérubins de ces chamailleries enfantines, de ces espaces qui participent à leur construction en tant qu'être social !

    Mais la cour de récréation doit devenir, en contrepartie, un espace d'enseignement des relations

    Ce n'est pas en mettant un surveillant de plus dans la cour que l'on pourra espérer régler ces problèmes, c'est en faisant changer les représentations parentales sur ces sujets!

    Charge aux enseignants de transformer la cour en espace éducatif, encadré par des enseignants modélisants et explicites, pratiquant l'accueil de la parole  ... (voir David et le billet sur les micro-changements)

    Comme toujours, le progrès repose sur les efforts... des uns et des autres !


    2 commentaires
  • Mais qui a bien pu écrire ce texte ? (cliquer dessus pour agrandir)

    Devinette

     

     

    réponse en bas , pour ceux qui n'auraient pas trouvé....

     

     

     

     

     

     

    un indice: Sylvain Connac

     

     

     

     

     

     

     

    http://www.icem-freinet.fr/archives/benp/benp-73/benp_73.pdf

    Devinette


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  • Verre à moitié plein...En cette fin d’année, soyons optimistes et sachons apprécier ce que tous les enfants du monde n'ont pas ...

    Le droit d’aller à l’école pour tous, une école inclusive qui accueille le handicap, une école proche du domicile, des fournitures et des livres scolaires gratuits pour chaque enfant, des enseignants formés, des personnels spécialisés pour aider les enfants en difficulté (RASED, Maître +) , des éducateurs musicaux et sportifs, ... 

    Certes, tout n'est pas parfait, mais quand je vois l'énergie et les moyens déployés dans mon école, je me dis qu'il faut savoir quelquefois, reconnaître l'engagement des acteurs de terrain !

    Bonnes fêtes de fin d’année, et continuons à travailler ensemble, pour l’avenir de vos enfants, nos élèves, parce que le progrès scolaire est l’affaire de TOUS !

    Cherchons, adaptons, inventons, créons, ... Continuons avec rigueur et précision.


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  •  

    Vendredi soir, 16h45 ... Sortie du périscolaire ! Ce n'est plus l'école, mais c'est à l'école....

    Des enfants sortent , accompagnés de leurs éducateurs, des vacataires payés par la Municipalité pour surveiller les "études" !

    Je suis sur le trottoir, présent, disponible.... observateur.

    Une éducatrice arrive au portail avec ses élèves, légèrement en retard. Quelques rares  parents attendent, ce sont des grands qui rentrent souvent seuls à la maison!

    Un enfant s'approche et déclare à l'éducatrice qu'il a oublié... un vêtement ! 

    "Si vous aviez été plus calmes à la sortie, sans doute n'aurais-tu pas oublié ton vêtement !" dit-elle d'une voix posée.

    Voilà qui explique sans doute le retard !

    Avant même de répondre (positivement ou négativement?) à la demande , le père se précipite, montre du doigt l'éducatrice et lui interdit ... d'AGRESSER son enfant. 

    Colère contenue que l'on sent néanmoins menaçante !

    Éducatrice décontenancée, impuissante devant ce qui, pour le coup, semble être ressenti comme une vraie agression!

    Je m'interpose, tente de comprendre ce qui peut justifier une réaction si disproportionnée , cherche à faire verbaliser un éventuel contentieux, expliquer, trouver une solution...

    Ce soir là, je n'ai pas su trouver les mots... pas moyen d'entrer en relation!  L'échange est resté très courtois , la discussion calme et mesurée, mais  fin de non recevoir ! Tension palpable !

    Le lendemain, je suis au portail comme souvent ... symboliquement présent et disponible !

    L'enfant arrive, fait un arrêt vers moi, me dit bonjour... et m'offre timidement une feuille pliée en quatre  !

    J'ouvre le document, et découvre ... un dessin fait à la maison !

    "Merci Hari, ton cadeau me fait vraiment très plaisir !"

    Hari aime son papa, il a confiance en moi et sait que je suis là pour le protéger, exigeant et bienveillant (si, si)! Il sait bien qu'il n'a pas été très sage et que sans doute il méritait la remontrance de son éducatrice !

    Alors il est en conflit de loyauté, coincé entre un père qu'il aime et un adulte qu'il sait protecteur et exigeant!

    Cet enfant a su gérer avec intelligence un conflit interne qui peut empêcher d'apprendre sereinement: en offrant son dessin, il m'a permis de lui dire...

    "Reviens à l'école tranquillement, tu peux laisser de côté cet incident !"

    Quand l'alliance entre parents et enseignants n'existe pas , alors l'enfant est perdu entre des adultes à qui il aimerait bien faire plaisir !

    C'est ce qu'on appelle un conflit de loyauté, et ça peut empêcher d'apprendre !

     


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  • L'école de la RépubliqueBon, j'y suis allé à reculons, overdose d'école en ce mois de décembre !

    Surtout pour voir des ados passés maîtres dans l'art masochiste de savoir ne pas se faire aimer !

    Hé ben voyez-vous, on se laisse finalement prendre, même si le tout paraît trop pédagogique, lisible, prévisible... modelé  !

    L'émotion prend le dessus devant l'éveil collectif à la conscience de la gravité , de l'humanité !

    Les enseignants qui comme moi croient à l'école de la République aimeraient tellement être comme cette "passeuse" dont la réussite repose sur ce qui ne se construit pas: l'effet maître !

    Élèves qui peuvent faire émerger leur part d'humanité avec l'une et pas avec l'autre! Le transfert, la transformation est-elle en cours ou impossible, durable ou provisoire  ?

    Je me dis parfois, qu'un système qui ne fonctionne plus que sur les qualités intrinsèques exceptionnelles d'un prof  va mal .

    En même temps, je reste convaincu que pour travailler en REP, il faut croire en l'éducabilité de nos élèves, croire en eux tout simplement !

    J'ai vu dans le regard de Mme Gueguen la même fierté que j'ai éprouvé vendredi dernier quand nos élèves ont pris la parole devant les adultes réunis !

    Et si enseigner, c'était créer les conditions de l'expression d'un talent, si c'était permettre à nos élèves de faire l'expérience de la fierté authentique ressentie pour eux ?

    Mme Gueguen  ne fonctionne pas sur la séduction qui attache à l'enseignant... elle s'adresse aux personnes cachées derrière l'élève!  Elle rend libre en permettant à ces adolescents de devenir "élèves" !

    Mme Gueguen ne cherche pas à se faire aimer, elle cherche à donner des raisons de s'aimer ! Elle n'enseigne pas l'émotion, elle la partage !

    Nous aimerions tous  être des"passeurs" comme Mme GUEGUEN ! 


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  •  

    école ouverteNous publions tout ce que nous faisons, et gardons pour nous tout ce qui fait la vie "intime" d'une équipe.

    Publications, blog, journal des familles, presse à la demande ... école ouverte!

    Du coup,...

    On nous demande interviews ou présentations (Café Péda, Cahiers Pédagogiques, UFC, ESEN, Snuipp... ) ,

    On vient nous voir: Conseillères pédagogiques d'ici et d'ailleurs , Principale du collège, CPE, Directeur voisin... nous rendent visite spontanément!

    Au Discut'Café, lors d'un conseil des maîtres à thème, ... Contagion horizontale ?

    Briser l'isolement, avoir un regard extérieur, ... une vraie respiration ! 

    Sachez-le, nous communiquons  ... mais notre quotidien est fait ici comme ailleurs, de hauts et de bas, de réussites et d'échecs, de petits bonheurs et de grandes déceptions !

    C'est juste un parti pris qui ne nous rend ni pire ni meilleurs !

    Chercher à faire comprendre aux autres pour mieux comprendre nous-mêmes  ce qui  nous questionne, faire sortir de la classe chacun d'entre nous pour mieux y retourner, partager une culture et une réflexion communes sur les grands enjeux de notre école, entre analyse des obstacles et hypothèses sur les besoins:

    > L'accueil de la parole, comme un préalable à tout projet sur le climat scolaire;

    > La construction des savoirs;

    > L'évaluation , entre valorisation des progrès et prise de conscience des difficultés...

    > Les devoirs et leçons à la maison, en dépassant les polémiques pour aller sur un champ pédagogique: Qu'est-ce qu'une trace écrite ? Comment formaliser les savoirs ? Comment ne pas favoriser les inégalités en renvoyant l'impossible aux familles ?

    Tout repose sur la capacité ou la volonté des uns et des autres à s'accaparer personnellement de ces sujets, car ce qui compte finalement, c'est ce qui se passe  dans la classe !

    Je me demande souvent ce que chacun de mes collègues pense de tout ceci, du paradigme recherché pour une mission imprévue et finalement acceptée: une "Direction" pour donner une direction!  

    Sont-ils satisfaits de la piste sur laquelle je cherche à les entraîner ? 

    Le "nous" de mes propos... se transforme-t-il en "je" ? 

    Suis-je utile au groupe, aux élèves, aux familles ?  Je ne pose jamais la question, mais ne devrais-je la poser,  souci ultime de cohérence ?

    Comment la poser ? 

    Bon sachez-le, si la mission de Directeur se limitait à sa dimension administrative, j'vous le dis tout net, ça ne m'intéresserait ABSOLUMENT pas !

    "Dire" fait "Rire", "Faire" fait "Taire" ! J'essaie de Faire !

    Le doute domine ce matin!

    Mais ne vous trompez pas, je ne vous parle pas de moi ici, je vous parle de la "Direction" d'école !

    école ouverte

     


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