• École Alternative: école dont les parents partagent le contrat éducatif, et souvent un certain confort économique.

    École Publique: école qui fait cohabiter toutes les représentations de la relation éducative et pédagogique. Les tenants de la non directivité et du frontal, de l'autorité et du laisser-faire, du plaisir et de l'effort, ...


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  • La cour de récréation, source de bien des conflits avec les parents, ... 

    Parents hyper protecteurs, le risque est à bannir, tolérance zéro! 

    Mais comment peut-on apprendre la sécurité sans se confronter aux risques , mesurés et encadrés of course.

    Pourrait-on imaginer apprendre à skier sans skier , à nager sans jamais aller dans l'eau ?

    Si les leçons du code de la route sont importantes à conduire en classe pour que nos élèves connaissent les risques de la circulation à vélo, chacun sait bien que c'est en faisant du vélo qu'ils apprendront à repérer les situations dangereuses dans un milieu fluctuant: rien ne sert de connaître les règles, si l'on n'apprend pas à repérer les instants où les appliquer !

    C'est ce qu'on appelle des savoirs en action.

    De la même façon, comment peut-on enseigner à gérer ses affects et les conflits, son rapport à l'autre , la frustration et le chagrin, en préservant les enfants de tout désagrément émotionnel ?

    La cour de récréation est un espace encadré d'apprentissage des relations et de la gestion des émotions, un espace de mise à l'épreuve des connaissances acquises  ailleurs (en classe) ! Espace structurant de l'apprentissage des relations, du rapport à la règle et à la loi!

    Tous les enfants connaissent les règles, savent qu'il ne faut ni se battre ni insulter ni même se laisser emporter par sa colère, mais où ces savoirs formels peuvent-ils être confrontés à la l'action, si ce n'est dans la cour de récréation ?

    Alors , on pourra mettre toujours plus de surveillants dans la cour, rien ne fera changer d'avis nos parents d'élèves !

    Les élèves ne seront jamais assez surveillés, parce que la cour idéale fantasmée par nos parents hyper protecteurs, c'est une cour utopique, sans conflits, sans chagrins,  ... un espace social qui ne peut exister!

    Qui ne DOIT pas exister !

    Préparer à la vie !

    Il ne faut surtout pas  priver nos chérubins de ces chamailleries enfantines, de ces espaces qui participent à leur construction en tant qu'être social !

    Mais la cour de récréation doit devenir, en contrepartie, un espace d'enseignement des relations

    Ce n'est pas en mettant un surveillant de plus dans la cour que l'on pourra espérer régler ces problèmes, c'est en faisant changer les représentations parentales sur ces sujets!

    Charge aux enseignants de transformer la cour en espace éducatif, encadré par des enseignants modélisants et explicites, pratiquant l'accueil de la parole  ... (voir David et le billet sur les micro-changements)

    Comme toujours, le progrès repose sur les efforts... des uns et des autres !


    2 commentaires
  • Mais qui a bien pu écrire ce texte ? (cliquer dessus pour agrandir)

    Devinette

     

     

    réponse en bas , pour ceux qui n'auraient pas trouvé....

     

     

     

     

     

     

    un indice: Sylvain Connac

     

     

     

     

     

     

     

    http://www.icem-freinet.fr/archives/benp/benp-73/benp_73.pdf

    Devinette


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  • Verre à moitié plein...En cette fin d’année, soyons optimistes et sachons apprécier ce que tous les enfants du monde n'ont pas ...

    Le droit d’aller à l’école pour tous, une école inclusive qui accueille le handicap, une école proche du domicile, des fournitures et des livres scolaires gratuits pour chaque enfant, des enseignants formés, des personnels spécialisés pour aider les enfants en difficulté (RASED, Maître +) , des éducateurs musicaux et sportifs, ... 

    Certes, tout n'est pas parfait, mais quand je vois l'énergie et les moyens déployés dans mon école, je me dis qu'il faut savoir quelquefois, reconnaître l'engagement des acteurs de terrain !

    Bonnes fêtes de fin d’année, et continuons à travailler ensemble, pour l’avenir de vos enfants, nos élèves, parce que le progrès scolaire est l’affaire de TOUS !

    Cherchons, adaptons, inventons, créons, ... Continuons avec rigueur et précision.


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  •  

    Vendredi soir, 16h45 ... Sortie du périscolaire ! Ce n'est plus l'école, mais c'est à l'école....

    Des enfants sortent , accompagnés de leurs éducateurs, des vacataires payés par la Municipalité pour surveiller les "études" !

    Je suis sur le trottoir, présent, disponible.... observateur.

    Une éducatrice arrive au portail avec ses élèves, légèrement en retard. Quelques rares  parents attendent, ce sont des grands qui rentrent souvent seuls à la maison!

    Un enfant s'approche et déclare à l'éducatrice qu'il a oublié... un vêtement ! 

    "Si vous aviez été plus calmes à la sortie, sans doute n'aurais-tu pas oublié ton vêtement !" dit-elle d'une voix posée.

    Voilà qui explique sans doute le retard !

    Avant même de répondre (positivement ou négativement?) à la demande , le père se précipite, montre du doigt l'éducatrice et lui interdit ... d'AGRESSER son enfant. 

    Colère contenue que l'on sent néanmoins menaçante !

    Éducatrice décontenancée, impuissante devant ce qui, pour le coup, semble être ressenti comme une vraie agression!

    Je m'interpose, tente de comprendre ce qui peut justifier une réaction si disproportionnée , cherche à faire verbaliser un éventuel contentieux, expliquer, trouver une solution...

    Ce soir là, je n'ai pas su trouver les mots... pas moyen d'entrer en relation!  L'échange est resté très courtois , la discussion calme et mesurée, mais  fin de non recevoir ! Tension palpable !

    Le lendemain, je suis au portail comme souvent ... symboliquement présent et disponible !

    L'enfant arrive, fait un arrêt vers moi, me dit bonjour... et m'offre timidement une feuille pliée en quatre  !

    J'ouvre le document, et découvre ... un dessin fait à la maison !

    "Merci Hari, ton cadeau me fait vraiment très plaisir !"

    Hari aime son papa, il a confiance en moi et sait que je suis là pour le protéger, exigeant et bienveillant (si, si)! Il sait bien qu'il n'a pas été très sage et que sans doute il méritait la remontrance de son éducatrice !

    Alors il est en conflit de loyauté, coincé entre un père qu'il aime et un adulte qu'il sait protecteur et exigeant!

    Cet enfant a su gérer avec intelligence un conflit interne qui peut empêcher d'apprendre sereinement: en offrant son dessin, il m'a permis de lui dire...

    "Reviens à l'école tranquillement, tu peux laisser de côté cet incident !"

    Quand l'alliance entre parents et enseignants n'existe pas , alors l'enfant est perdu entre des adultes à qui il aimerait bien faire plaisir !

    C'est ce qu'on appelle un conflit de loyauté, et ça peut empêcher d'apprendre !

     


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  • L'école de la RépubliqueBon, j'y suis allé à reculons, overdose d'école en ce mois de décembre !

    Surtout pour voir des ados passés maîtres dans l'art masochiste de savoir ne pas se faire aimer !

    Hé ben voyez-vous, on se laisse finalement prendre, même si le tout paraît trop pédagogique, lisible, prévisible... modelé  !

    L'émotion prend le dessus devant l'éveil collectif à la conscience de la gravité , de l'humanité !

    Les enseignants qui comme moi croient à l'école de la République aimeraient tellement être comme cette "passeuse" dont la réussite repose sur ce qui ne se construit pas: l'effet maître !

    Élèves qui peuvent faire émerger leur part d'humanité avec l'une et pas avec l'autre! Le transfert, la transformation est-elle en cours ou impossible, durable ou provisoire  ?

    Je me dis parfois, qu'un système qui ne fonctionne plus que sur les qualités intrinsèques exceptionnelles d'un prof  va mal .

    En même temps, je reste convaincu que pour travailler en REP, il faut croire en l'éducabilité de nos élèves, croire en eux tout simplement !

    J'ai vu dans le regard de Mme Gueguen la même fierté que j'ai éprouvé vendredi dernier quand nos élèves ont pris la parole devant les adultes réunis !

    Et si enseigner, c'était créer les conditions de l'expression d'un talent, si c'était permettre à nos élèves de faire l'expérience de la fierté authentique ressentie pour eux ?

    Mme Gueguen  ne fonctionne pas sur la séduction qui attache à l'enseignant... elle s'adresse aux personnes cachées derrière l'élève!  Elle rend libre en permettant à ces adolescents de devenir "élèves" !

    Mme Gueguen ne cherche pas à se faire aimer, elle cherche à donner des raisons de s'aimer ! Elle n'enseigne pas l'émotion, elle la partage !

    Nous aimerions tous  être des"passeurs" comme Mme GUEGUEN ! 


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  •  

    école ouverteNous publions tout ce que nous faisons, et gardons pour nous tout ce qui fait la vie "intime" d'une équipe.

    Publications, blog, journal des familles, presse à la demande ... école ouverte!

    Du coup,...

    On nous demande interviews ou présentations (Café Péda, Cahiers Pédagogiques, UFC, ESEN, Snuipp... ) ,

    On vient nous voir: Conseillères pédagogiques d'ici et d'ailleurs , Principale du collège, CPE, Directeur voisin... nous rendent visite spontanément!

    Au Discut'Café, lors d'un conseil des maîtres à thème, ... Contagion horizontale ?

    Briser l'isolement, avoir un regard extérieur, ... une vraie respiration ! 

    Sachez-le, nous communiquons  ... mais notre quotidien est fait ici comme ailleurs, de hauts et de bas, de réussites et d'échecs, de petits bonheurs et de grandes déceptions !

    C'est juste un parti pris qui ne nous rend ni pire ni meilleurs !

    Chercher à faire comprendre aux autres pour mieux comprendre nous-mêmes  ce qui  nous questionne, faire sortir de la classe chacun d'entre nous pour mieux y retourner, partager une culture et une réflexion communes sur les grands enjeux de notre école, entre analyse des obstacles et hypothèses sur les besoins:

    > L'accueil de la parole, comme un préalable à tout projet sur le climat scolaire;

    > La construction des savoirs;

    > L'évaluation , entre valorisation des progrès et prise de conscience des difficultés...

    > Les devoirs et leçons à la maison, en dépassant les polémiques pour aller sur un champ pédagogique: Qu'est-ce qu'une trace écrite ? Comment formaliser les savoirs ? Comment ne pas favoriser les inégalités en renvoyant l'impossible aux familles ?

    Tout repose sur la capacité ou la volonté des uns et des autres à s'accaparer personnellement de ces sujets, car ce qui compte finalement, c'est ce qui se passe  dans la classe !

    Je me demande souvent ce que chacun de mes collègues pense de tout ceci, du paradigme recherché pour une mission imprévue et finalement acceptée: une "Direction" pour donner une direction!  

    Sont-ils satisfaits de la piste sur laquelle je cherche à les entraîner ? 

    Le "nous" de mes propos... se transforme-t-il en "je" ? 

    Suis-je utile au groupe, aux élèves, aux familles ?  Je ne pose jamais la question, mais ne devrais-je la poser,  souci ultime de cohérence ?

    Comment la poser ? 

    Bon sachez-le, si la mission de Directeur se limitait à sa dimension administrative, j'vous le dis tout net, ça ne m'intéresserait ABSOLUMENT pas !

    "Dire" fait "Rire", "Faire" fait "Taire" ! J'essaie de Faire !

    Le doute domine ce matin!

    Mais ne vous trompez pas, je ne vous parle pas de moi ici, je vous parle de la "Direction" d'école !

    école ouverte

     


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  • L'accueil de la parole, un micro-changement ?J'écrivais récemment que les petites solutions produisaient parfois de grands effets ! C'est aussi ce que j'appelle des micro-changements en pédagogie.

    En écrivant ceci, je pensais à l'un de mes collègues (David pour ne pas le citer) qui surveillait récemment la cour de récréation!

    Un conflit entre deux CE1, enfants réunis, parole donnée à l'un puis à l'autre, tentative de remédiation négociée... 

    Une histoire banale pour un adulte qui pourrait minimiser l'évènement... Une histoire prise au sérieux par ce collègue, qui mesure toute l'importance que peut avoir un conflit enfantin pour les protagonistes! 

    Et surtout , moment éducatif et formateur pour l'apprentissage de la gestion des relations, des émotions et des conflits !

    L'accueil de la parole, un micro-changement ?

    En fait de micro-changement d'attitude, ce fonctionnement ne cache-t-il pas un macro-changement de posture ?

    Cette attitude repose aussi sur l'idée que la contagion horizontale des attitudes est plus productive que de longs discours isolés portant sur la civilité: en mettant en action ces savoirs sociaux régulièrement, David, petit à petit, montre en action, comment se comporter les uns vis à vis des autres!

    Bien mieux qu'un long discours moralisateur!

    Et l'idée que la récréation doit être l'enjeu d'une éducation réfléchie aux relations sociales !

    On pourra à ce sujet lire un article  de Julie Delalande ou regarder le film de Claire Simon

    L'accueil de la parole, un micro-changement ?

     


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  • Les micro-changements

    Vous l'savez, chers et rares twitt'amis (1509 exactement) , je vous ai embarqués avec nous dans une aventure "partenariale" de réflexion autour du règlement des espaces collectifs de l'école... 

    Enfin, partenariale... c'est un grand mot, disons plutôt collaborative !

    On se gargarise de mots "partenariat", "co-éducation" , "réussite scolaire" qui sonnent comme des promesses électorales !

    Je préfère quant à moi la notion de "progrès scolaires" à celle de "réussite scolaire" qui sonne comme une promesse non tenue, source de tous les désenchantements.

    Je préfère parler d'alliance plutôt que de partenariat qui suppose l'égalité des droits ! Et voyez-vous, il ne peut y avoir égalité des droits dans ces questions de règlements dès lors il n'y a pas égalité de responsabilités (civiles et pénales,  sur le sujet qui nous occupe).

    Collaboration... Élèves, enseignants et parents d'élèves réunis pour discuter des espaces de vie collective: cour de récréation, WC , couloirs , escaliers, ...

    Comportements attendus à valoriser, sanctions et réparations, ...

    Droits et devoirs des uns et des autres: enfants, parents et... enseignants!

    Scénario en 4 temps (pour rappel):

    1/ Sensibilisation au problème par publications: La Gazette (journal interne de diffusion de l'information), Journal des familles, Conseil d'école, ...

    2/ Débats conduits dans les classes avec production d'affiches pendant que la cour s'ouvre à l'observation guidée des parents

    3/ Discut'Café réunissant parents, enseignants, RASED, Périscolaire, institution (IEN, CPC, Principale et CPE du collège voisin)  sur le sujet,... 

    4/ Écriture des règlements ce matin, samedi 29 Novembre ... avec les parents d'élèves issus du Discut'Café;

    30 parents sont venus observer une cour de récréation, beaucoup ont demandé une reconduction du dispositif ! Sentiment d'être reconnus , entendus , respectés dans leur rôle de parents ? 

    Un Discut'Café de haute tenue, intégrant pour la première fois des élèves de chaque classe. Visionnage d'un film court réalisé dans une classe montrant un temps de débat en classe, présentation brillante des délégués de classe... incroyablement à l'aise devant des adultes qui n'ont jamais été aussi nombreux!

    Et c'est là où je voulais en venir, chers et rares lecteurs: nos élèves, ce Vendredi, m'ont épaté !

    Un vrai débat, sur un vrai sujet trop souvent délaissé par les enseignants et pourtant central dans la problématique qui nous occupe (climat scolaire) , des divergences exprimées, argumentées, écoutées, ... 

    Ce vendredi fut un moment de ... PLAISIR ! 

    Savez-vous ce qui m'a le plus touché ?

    Ce sont ces sourires de parents attentifs aux propos des élèves, épatés comme moi par leur prestation engagée ...

    C'est cet élève de CM2 venu spontanément vers moi à la sortie de l'école pour ... me remercier des compliments reçus...

    C'est ce papa, tellement fier de son fils, venu me serrer la main de façon appuyée,

    C'est cette maman, la larme à l'oeil de voir son fils si à l'aise dans notre école, l'école de la République !

    L'école de la République !

    Bon je vous en dirai un peu plus, prochainement... sur les effets de notre travail !

    Et vous verrez là encore, que les micro-changements produisent plus d'effets que les actions spectaculaires.

    Je vous en dirai aussi, toutes les limites ... histoire de descendre de nos petits nuages.


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  • Sujet polémique s’il en est ! Mais pourquoi s’interdire les polémiques positives ?

    Je me propose d’ouvrir dans notre école un débat  sur les devoirs (écrits ou non)  à la maison: provoquer le questionnement pour amener au doute pédagogique !

    Devoirs, mais qu'est-ce qu'il faut faire ?

    Interdits ou non ?

    Les devoirs écrits sont-ils réellement interdits ?

     

    Il y aurait eu 6 rappels à l’ordre entre 1956 et 1995. : 62, 64, 71 , 86, 90

    L’arrêté de 1956 est sans équivoque : “Si

     

    « Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu'apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité.          

    En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l'enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application     stricte. Libérés des devoirs du soir, les enfants de 7 à 11 ans pourront consacrer plus aisément le temps nécessaire à l'étude des leçons.” 

     

    On peut encore lire dans une  instruction de 71 qu’ "il reste interdit dans l'enseignement élémentaire de donner des travaux écrits à exécuter à la maison ou en étude"

     

    « À la sortie de l'école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou à des leçons à apprendre.” 

     

    Mais voilà, selon le Café Pédagogique, "même les IEN ne sauraient plus vraiment  si les devoirs écrits à la maison sont interdits ou non!"

     

    En effet, une circulaire de 94 qui abroge (à vérifier) les précédentes « maintient l’interdiction  au motif qu’il existait, sur le temps scolaire, un temps réservé aux études dirigées et aux devoirs.

     

    Or ce temps, qui n’était pas déterminé dans les programmes de 2002, a complètement disparu des horaires et des programmes de 2008.

     

    Faut-il ou non en déduire que les devoirs qui pouvaient être faits sur le temps d’étude dirigée inclus dans la journée scolaire peuvent l’être sur le temps d’étude qui suit la journée scolaire ?

    Sur le plan réglementaire, la réponse devrait être clarifiée."

    Cela a-t-il été fait ces dernières années ? Je n’en ai pas souvenir !

     

    Pour ou contre , chacun a une idée bien arrêtée sur la question et on trouvera sur le net tout ce qu’il faut pour alimenter cette polémique.

    Force est de constater que les circulaires successives n’ont jamais été appliquées : parents d’élèves et enseignants y resteraient massivement favorables, même si on entend ici ou là quelques voix discordantes !

     

    Je suis pour ma part pédagogiquement favorablesous certaines conditions – aux devoirs du soir. Pour des raisons que je ne développerai pas ici, l’école ne dispose plus du temps nécessaire permettant d'offrir aux enfants qui en ont le plus besoin, l’entraînement indispensable à l’automatisation de certains savoirs

    Plus assez de temps pendant le temps scolaire, il faut trouver du temps ailleurs !

    Même si c’est en contradiction avec tout ce que je pense des rythmes scolaires !

     

    De toute façon, chers et rares lecteurs, je veux échapper à la polémique et prendre acte : les devoirs écrits perdurent ! Les devoirs oraux et les leçons restent autorisés !

    Alors ?

    Comment faire pour que devoirs et leçons ne soient pas aussi discriminants, et éviter qu’ils finissent par pénaliser , un comble, ceux qui ont le plus besoin d’école !

    Renvoyer à la maison une partie du travail scolaire, en sachant que certains enfants ne peuvent avoir aucune aide, (pour mille et une raisons)  c’est les condamner à ne pas faire ce qui paraît pourtant indispensable au maître !

    Cet état de fait devrait donc amener tout enseignant soucieux de chacun de ses élèves  à se questionner sur ses pratiques dans ce domaine.

    Faut-il le rappeler ? Les enfants ne sont pas responsables de leurs parents  qui eux-mêmes ne sont pas toujours responsables de leur incapacité à aider!

    Au-delà de la polémique, je voudrais m’appuyer sur une phrase lourde de sens, perdue dans le verbiage des propositions de socle commun !

     

    « L’école ne doit pas évaluer ce qu’elle n’enseigne pas ! »[1]

     

    Qui peut s’élever contre une prescription marquée d’un tel bon sens ?

    C’est pourtant ce que l’on fait bien souvent, en exigeant des élèves qu’ils sachent leur leçon sans avoir donné de clés méthodologiques 

     

    Apprendre une leçon, ça s’apprend , et ça s’apprend … en classe !

     

    Et même la conduite résolue de cet enseignement ne dispense pas définitivement le maître d’une analyse de ce qu'il propose: la leçon donnée est-elle « apprenable » ?

    - N’est-elle pas trop longue, dans des phrasés trop éloignés de la pratique langagière de nos élèves ?

     - La leçon est-elle porteuse de sens pour l'élève ? Est-elle issue d’une construction en classe ?

    - Est-elle adaptée au niveau d’appropriation de l’écrit de nos élèves en délicatesse avec la lecture ? N’y a-t-il pas d’autre moyens de formaliser un savoir ?

    - Sommes-nous explicites sur les attendus : restitution par cœur ou reformulation ?

     

    On pourrait  mener le même questionnement sur les devoirs écrits !

     

    Des collègues favorables aux devoirs contournent l’opposition parfois virulente de certains de nos parents d’élèves en rendant les devoirs écrits … facultatifs ! Ainsi, plus de problème ! Font ceux qui veulent faire, s’abstiennent   ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas faire! Tout le monde est satisfait !

     

    Le texte de 1956 prévoyait déjà les contournements possibles de ses prescriptions en précisant qu’aucun devoir « facultatif » n’était autorisé !

    On peut comprendre cette stratégie d'évitement, tant il est difficile, dans ce domaine, de résister aux pressions parentales (trop ou trop peu, impossible de satisfaire tout le monde !) , mais peut-on imaginer pratique plus discriminante ?

     

    Si ces entraînements sont jugés indispensables par le maître au point de les proposer le soir après la classe, alors on ne peut se satisfaire de leur côté facultatif.

     

    On ne devrait jamais, dans ce domaine,  confronter les élèves à l’impossible ! Ne devrait-on pas se limiter à un entraînement dans ce que chacun sait faire ? Nécessité donc de différencier là aussi  ?

     

    L’école attend curieusement de la part des élèves, le soir,  une autonomie qu’elle enseigne assez peu dans le cadre de la classe.

     

    Mais, j’ai peut-être tort, et sachez-le, moi aussi je fais parfois le contraire de ce que je dis !

     

    Bon , on pourra toujours relire De Vecchi pour poursuivre cette réflexion, ou encore lire ici une expérience

    Devoirs, mais qu'est-ce qu'il faut faire ?

    http://ecolededemain.wordpress.com/2013/12/09/une-ecole-sattaque-aux-devoirs-et-ameliore-ses-resultats-avec-le-carnet-dapprentissage/

     

    Devoirs, mais qu'est-ce qu'il faut faire ?

    http://www.cndp.fr/bienlire/02-atelier/document/dossier_devoirsmaison.pdf



    [1] De mémoire , donc à contrôler


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