• Empathique ou Sympathique ?L’empathie « cognitive » est une compétence professionnelle recherchée dans le monde du travail.

     

    Les techniques managériales ont bien changé en quelques années. On en sent les prémices dans notre propre système.

     

    L’empathie se distingue de la sympathie !

    Si la sympathie nous place AVEC l’autre, l’empathie nous glisse DANS ce que l’autre ressent pour le comprendre…

    L’empathie ne vise donc pas l’accord, mais la compréhension.

     

    C’est une attitude recherchée, parce qu’elle permet d’induire des gestes professionnels, par exemple dans le pilotage de l'action collective au sein d'une organisation.

     


    Choisir de dire ou de ne pas dire, en prenant en compte ce que nos propos peuvent  produire chez l’autre,  au regard des effets attendus.

     

    Il y a de la stratégie, de l’intentionnalité, du contrôle de soi dans cette compétence.

     

    C’est aussi la capacité  à prendre l’autre en compte dans ses décisions : ce que je décide ici et maintenant, aura-t-il des conséquences pour l’autre ?

     

    Là où ça devient compliqué, c’est qu’il faut pour cela, échapper à ses affects, à son histoire personnelle,  composantes psychiques des ressentis qui vont gouverner nos relations…

     

    L’empathie va permettre de travailler avec tout le monde, y compris avec celui pour qui on n’éprouve pas de … sympathie !

     

    L’empathie, enfin, est à la base de bien des qualités humaines !

     

    « Pourquoi pouvons-nous si facilement renoncer à l’empathie, pourtant si profondément enracinée en chacun de nous : d’où viennent les forces qui nous en éloignent ?

    Pour vivre, il faut apprendre à faire confiance,  à soi, aux autres et au Monde.

    Le capital d’empathie donné à la naissance ne suffit pas, l’empathie s’apprend et a plus que jamais, besoin d’être enseignée. »

    Empathique ou Sympathique ?                 Empathique ou Sympathique ?


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  • SNumérique, entre "pro" et "anti"elon qu'on est "anti" ou "pro" numérique, on diabolise ou on encense ce qui n'est  qu'un outil… 

    Un outil pour le meilleur ou pour le pire!

    Du menuisier à l'enseignant, l'ouvrier sera toujours premier !

    Le numérique restera bien conformiste, si l'on se contente de manuels numériques ou d'exerciseurs ...

    Il ouvrira de fabuleux possibles, si l'enseignant le met au service de la communication (vraie)  et de la création…  

    On parle aujourd'hui de littératie numérique !

    La pédagogie qui  cherche, en cohérence avec des finalités clairement définies,  à identifier des besoins, à formuler des hypothèses sur des scénarios , à se positionner sur le champ de l'apprenant… reste un préalable!

    De l'exerciseur à la capsule vidéo réalisée par des élèves … il y a la place pour tous les types de pratiques, de la plus minimaliste à la plus innovante, de la plus transmissive à la plus "constructive", de la plus pauvre à la plus riche.

    Il peut y avoir une plus-value, mais rien n'est automatique !

     La clé, comme toujours,  une formation pédagogique de base et continue de qualité, avec … cerise sur le gâteau, une formation purement technique parce que , contrairement à ce que l'on pourrait croire, nos pratiques "branchées" privées  ne suffisent aucunement à l'expertise nécessaire !

    Mais ne soyons pas impatients, tout cela se fera… ou ne se fera pas, à coups de formations initiales et continues,  de tentatives individuelles, de projets plus ou moins novateurs, d'efforts de formation personnelle !

    Ce qui sera déterminant, c'est la puissance de l'accompagnement !

     

     


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  • Carte mentale > Règlement

    Télécharger « Carte mentale > Règlement scolaire.pdf »

    et si vous souhaitez en savoir davantage, rendez-vous... ici


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  • J'emprunte, à l'un de mes éminents "tweet'amis" parent d'élève,  sa formule: Faisons des parents des acteurs pour qu'il sortent de leur stéréotype d'usager consommateur"

    De la parole aux actes, bien loin des grands projets innovants qui agitent actuellement la communauté.

    Revenir à l'essentiel, assurer le minimum... Mais l'un n'empêche pas l'autre, surtout pas !

    Histoire de toujours marteler une banalité pas si banale: c'est l'apprentissage qui est premier, et pas l'outil !

     http://larucklin.eklablog.com/discut-cafe-n-1-a112974688Les parents à l'école (2)


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  • "Partenariat" , "Coéducation" , ... on se gargarise de mots! 

    Mots vides de sens... ou lourds de sens, c'est selon!

    Le partenariat suppose l'égalité entre les acteurs (entre parents et enseignants par exemple) , la coéducation nécessite le partage de valeurs communes !

    Peut-on raisonnablement mettre en place un partenariat, alors même que  les valeurs éducatives familiales et scolaires sont parfois si éloignées? 

    Alors sans être aussi ambitieux, nous allons tenter de rapprocher les univers familiaux et scolaires, à travers des opérations de réflexions et de constructions communes.

    L'école place souvent les parents à distance de l'école! Au mieux, on demande un avis, on fait voter un objet fini, réfléchi ailleurs,...  comme le règlement ou le projet d'école!

    À la Rucklin, on va commencer "petit" , on va  tenter d'associer tout le monde à l'élaboration d'un règlement "cour de récréation" ... dans une construction en 5 temps.

    Temps 1: les élèves dans la classe;

    Temps 2: un Discut'Café réunissant (tous les) parents, élèves délégués et enseignants sur ces questions. Occasions pour les uns  de se mettre à la place des autres, histoire d'empathie et de perception de la complexité ! 

    Temps 3: un temps de travail des enseignants et de parents volontaires: écriture d'un règlement positif, valorisant les comportements attendus, prévoyant des sanctions graduées avec des réparations alternatives, des modalités de surveillance et d'accueil de la parole, ...

    Temps 4: Un retour au Discut'Café, pour présentation, avis et modifications...

    Temps 5: le temps de la diffusion, de la vie du règlement, sous des formes à définir: conseils coopératifs ou autres!

    Avant de parler d'égalité, cherchons à partager des valeurs éducatives communes !


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  • Bonnes vacances


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  • Hé bien , chers et rares tweet'amis... je sors de  consultation sur le socle.

    Une consultation de ce type a deux enjeux: 

    > Donner un avis , perdu parmi 100 000 autres;

    > Commencer à s'approprier un texte qui devrait organiser notre travail les années qui suivent ! N'est-ce pas là, d'ailleurs, l'objectif essentiel sous-jacent ?

    Un  constat:

    - 16 personnes réunies , nous avons fait le plein ! 

    - Les binômes constitués la veille ont fonctionné: malgré des délais très courts et la fatigue de fin de période  , chacun avait lu et préparé la présentation d'un domaine! M'ont épaté, mes collègues !

    - Des échanges vraiment constructifs, intéressants, dans un consensus apparent: serions-nous tous d'accord ? Difficile à croire !

    Bon, j'vais pas vous ennuyer avec un compte-rendu exhaustif de tout ce qui a été dit , vous avez sans doute entendu la même chose.

    Vais juste vous livrer ici quelques remarques personnelles, parce que ça m'aide à clarifier ma pensée !

    1/ Je trouve ce socle très verbeux ... surtout pour les domaines 4 et 5 ! Enfin le terme est impropre: on sent les phrases issues d'âpres négociations, parfois les précautions oratoires ("Dans le respect..."), des mots pesés, lourds de sens ... Comme toujours, il faudrait descendre jusqu'à cette analyse! Mais personne ici ne le fera vraiment, pas le temps !

    2/ Une analyse rapide du champ lexicale est par ailleurs éclairante sur les conceptions  pédagogiques sous-jacentes du texte, et sur les orientations voulues pour les pratiques! Bizarre d'ailleurs, ce qui saute aux yeux n'a pas attiré l'attention de maîtres parfois  contempeurs des pratiques induites.

    Au hasard et de mémoire:

    Comprendre, penser, chercher, mémoriser, anticiper, contrôler, faire des liens, s'aider, ...

    Coopération, entraide, autonomie, tâches complexes, culture, connaissances et compétences, projet, explicitations,  ...

    Ayant laissé mes notes à l'école, j'en oublie beaucoup d'autres... Bref, on fait appel à l'élève pensant (et pas seulement appliquant) pour en faire un être pensant !

    3/ Ce socle commun est-il  d'une ambition "raisonnable" ! Certes , on aimerait que chacun de nos élèves devienne ce citoyen éclairé à la fin de sa scolarité obligatoire ! Mais la barre est tellement haute! Jai du mal à imaginer que chacun puisse valider un tel socle!

    Alors j'me dis, comme ça, que l'on confond deux choses:  finalités et objectifs... qui doivent être ambitieux , et  socle commun ... Un socle atteignable par le plus grand nombre ! Un socle minimal ! Je crains sans cela, que l'école ne soit à nouveau montrée du doigt parce qu'elle n'aura pas réussi à atteindre des objectifs .... "inatteignables" pour certains !

    Ne faudrait-il pas au contraire définir les quelques compétences leviers indispensables et évaluables , sans lesquelles on ne peut se débrouiller dans la vie, tout en souhaitant des mises en oeuvre visant  la construction du citoyen éclairé voulu par ces textes ?

    Bref, à être trop ambitieux, ne  risque-t-on pas de se perdre ! Mais on sent bien ici des contradictions indépassables : comment lier une indispensable ambition pour nos élèves, et l'idée d'un socle commun minimal qui pourrait, à l'usage, devenir minimaliste ?

    Il n'en reste pas moins un "énorme" décalage entre ces intentions et la réalité des difficultés observées sur le terrain, ne serait-ce qu'au niveau instrumental : énumérisme grandissant, langue française, ... 

    4/ En l'absence de programmes et de propositions d'évaluations qui seules permettent d'identifier des "niveaux de performances attendues" ... il est difficile de donner un avis sur ce texte. La nécessaire articulation entre ces trois éléments sera fondamentale,  déterminante pour rendre ces textes opérationnels! On peut ajouter à cette exigence d'articulation, la question de la formation ! On parle ici d'une pédagogie d'experts, et si l'on veut se donner les moyens de la réussite ...

    5/ Une évaluation positive , non binaire, avec des niveaux permettant de mesurer des progrès... je "plussoie" of course, tout en ayant conscience de la difficulté et de la lourdeur à laquelle on pourrait arriver! Un tel type d'évaluation est beaucoup plus exigeante pour l'enseignant, en contradiction avec la déclaration d'une volonté d'allègement ! 

    6/ Les domaines 4 et 5 enfin... Ces deux domaines m'énervent, car je n'arrive pas à en percevoir rapidement  le fondement sous-jacent ! 

    7/ Instit de base, j'comprends pas tout, mais enfin ... il me semble bien que dans ce texte on mélange un peu tout ! Que l'on cherche à faire une nation de lecteurs , soit ! Mais la question du goût (de lire) et de l'envie (d'écrire) ne s'apparente pas à une compétence ! 

    8/ Les pratiques induites nécessitent du temps, plus de temps que la transmission de savoirs scolaires implexes! Faire mieux... mais moins! Il faudra considérablement dépoussiérer les programmes qui restent premiers dans la tête des parents... et des enseignants!

    9/ Je finirai par une question: ce socle commun fera-t-il l'objet de déclinaisons (paliers) qui constitueront autant d'étapes à franchir , ou restera-t-il à l'état de finalités ? Bref, aurons-nous des LPC, aurons-nous des documents d'accompagnement ?

    etc... 

     


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  • L'école, creuset du vivre ensemble,  doit rester un espace neutre, à l'écart des pressions religieuses, politiques, etc...

    Quand un Maire fait passer par l'école un courrier destiné aux familles pour organiser la garderie le temps de la concertation sur le socle commun, rien de plus normal. Il peut, même, à cette occasion, donner toutes les informations objectives sur les conséquences de la mise en place d'un tel dispositif: coût, difficultés à trouver le personnel, etc...

    Quand il en profite pour faire passer un message politique prenant à partie le ministère de l'Éducation Nationale ... il nous fragilise face à nos parents d'élèves, parce que l'institution, c'est aussi un peu NOUS ! 

    Nous sommes en démocratie, les espaces d'expression sont nombreux: web, médias, courriers, ... 

    Mais laissons l'école, les enseignants, les élèves et les parents  à l'écart d'une instrumentalisation qui ne rend pas service au nécessaire travail que nous devons engager. 

    Nous avons besoin, pour conduire notre mission , d'apaisement, d'un climat serein de confiance partagée, permettant la centration sur les apprentissages et sur les besoins de nos élèves .

    Il est devenu indispensable de rapprocher les univers familiaux et scolaires, question de réussite pour nos élèves et d'avenir pour notre société ! Pas franchement utile de rendre les choses plus compliquées pour les acteurs de terrain!

    L'école ne doit pas devenir un espace de conquête politique ! Entre deux élections, laissez-nous travailler tranquille!

    Où alors, faites-le de la meilleure façon qui soit: développez un projet éducatif qui convaincra les parents d'élèves de voter pour vous.

    Pour le reste, j'étais favorable à une nécessaire et légitime concertation, prise sur les 108 heures hors temps de présence des élèves, pour mille et une raisons ... mais aucune n'est politique  ! 

    Sentiment désagréable d'avoir été utilisé .

    Je fais le rêve ...  que l'école échappe aux politiques ! 


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  • L'école est à la sortie d'un entonnoir

    Désolé d'écrire encore sur ce sujet, z' allez encore me taxer de pessimisme ! 

    Mais enfin, vous ai promis la transparence, un miroir de mon quotidien ... pas l'objectivité ! Donc chacun pourra en penser ce qu'il en veut !

    D'année en année, les directeurs sont toujours plus pressés, vampirisés par une mission dévorante en temps, en énergie et en affects!

    La machine s'emballe, elle devient incontrôlable !

    Les demandes de projets en tous genres se multiplient , les renseignements administratifs se succèdent , tous plus urgents les uns que les autres, tous ayant une part de légitimité !

    Demandes de projets, avec bilan à rendre en fin d'année of course ! 

    L'école est au bout d'un entonnoir alimenté par des services internes et externes  qui tous ont le sentiment de faire des efforts pour ne pas nous submerger... Tous, et ils sont nombreux !

    Et comme chacun le sait, les petits ruisseaux font de grandes rivières!

    Équipes submergées, sentiment destructeur du jamais fini, jamais je n'ai rencontré autant de collègues directeurs se disant épuisés ! Et ce qui m'alarme, c'est que ces directeurs (trices) ne sont pas habitués à se plaindre !

    Je n'ai jamais ménagé mes efforts pour l'Éducation Nationale, un idéal ...

    Mais là, franchement, on entre dans des zones anormales !

     

     


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  • La liberté pédagogique, vieil étendard libéral brandi pour lutter à l'origine contre toutes les tentatives d'ingérences ou de pressions qui pesaient sur l'école, refait régulièrement surface. Je pensais cette question aujourd'hui dépassée, tant je croyais consensuelle l'idée que cette liberté s'inscrit et trouve ses limites naturelles dans un projet collectif  ! Continuité, cohérence des parcours, répartitions de cycles pour éviter les redites et les pertes de temps ! Renforcements plutôt qu'accumulations désordonnées! Centration sur des besoins identifiés et sur des hypothèses partagées! Bref, on a plus de chance d'obtenir des résultats si on coordonne nos actions et si on s'inscrit dans la durée ! Rien de pire en pédagogie que le zapping  !

    Le saviez-vous ? La liberté pédagogique ne trouve une existence juridique qu'en 2005 (loi Fillon): "La liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce dans le respect des programmes et des instructions (...) et dans le cadre du projet d'école ou d'établissement avec conseil et sous contrôle des membres des corps d'inspection " (Code de l'éducation - art 48).

    Cette liberté est donc bel et bien inscrite depuis 2005 dans un cadre national (les programmes et instructions, les priorités nationales) et local (le projet d'école, les programmations de cycle, ...).

    L'état définit les contenus d'enseignement et les missions des enseignants. La liberté pédagogique s'exerce dans le choix des méthodes et des démarches didactiques , dans les formes des médiations pédagogiques... 

    De G de Robiens qui oeuvra fortement pour imposer la méthode syllabique en lecture, à Peillon qui lie l'idée de liberté pédagogique au fait que le métier d'enseignants n'est pas une profession d'exécution, en passant par Darcos qui rappela qu'on ne devait pas juger l'enseignant sur ses méthodes mais sur ses résultats (sic?) cette question refait surface , et semble très diversement comprise ... comme s'il n'existait pas de texte (celui de 2005)!

    Parole, parole... Les programmes ont toujours largement influencé les pratiques pédagogiques: de la pédagogie d'éveil aux programmes de 85 (Chevènement) , de l'ORLF aux programmes de 2008 , de loi d'orientation en loi d'orientation , les enseignants ont toujours eu des indications plus ou moins directes sur la nature des mises en oeuvre attendues. Parce que la mise en oeuvre participe aussi des savoirs... 

    J'emprunte à Jean Michel Zakhartchouk  que j'ai eu le plaisir de rencontrer à Belfort au cours d'un repas professionnel le texte qui suit et qui traduit bien le problème éthique qui est posé: "La liberté pédagogique, de quoi s'agit-il ? Si elle renvoie à l’idée qu’effectivement, le métier d’enseignant n’est pas d’éxécution, qu’il s’agit bien d’une « profession » où l’on a de larges marges de manoeuvres sur l’organisation de son travail,  où on est un décideur dans sa classe de bonnes stratégies, de méthodes pertinentes…, alors oui, même si l’on devrait plutôt parler d’autonomie pédagogique. En revanche, s’il s’agit de mettre en avant une conception très libérale du métier (une conception largement fantasmée, car en vérité bien des professions libérales sont fortement cadrées ou encadrées et le verdict du client y est essentiel comme mode d’évaluation !), alors on ne peut qu’être très réservé sur une notion qui  peut faire oublier le respect de règles, de valeurs, d’objectifs communs En outre, la « liberté pédagogique » semble bien, dans nombre de déclarations qui la sanctifient, une manière de refuser le collectif, de prôner un individualisme débridé qui s’opposerait à un collectivisme quasiment totalitaire. Aussi aurai-je tendance à préférer le terme de « responsabilité pédagogique ». L’enseignant doit avoir des responsabilités, au sens donc qu’il dispose d’une certaine maîtrise de ses choix, mais il doit aussi avoir « la » responsabilité de tout faire pour œuvrer à la réussite de tous les élèves, de travailler dans le cadre d’un projet collectif dont il est un des acteurs, de participer à un effort national qui dépasse sa propre personne. (...)  Oui, la liberté, ou plutôt l’autonomie pédagogique est essentielle…comme moyen pour les enseignants d’accomplir leurs missions, de participer à un projet collectif  dans lequel ils sont des acteurs et pas de simples pions. Nécessité peut-être, si et seulement si elle n’est pas la porte ouverte à tout. Il est vrai que l’enseignant est parfois pris dans le piège des injonctions paradoxales : doit-il respecter les programmes avant tout ou faire réussir les élèves ? doit-il obéir à une logique du socle commun ou se conformer à des textes officiels qui de facto lui tournent le dos, doit-il s’occuper d’abord de ce que les élèves apprennent et non de ce qui est officiellement enseigné ? Doit-il se plier aux règles d’un collectif qui parfois ne respecte pas les règles nationales (par exemple qui pratiquerait la punition collective, la constitution de classes de niveaux, instaurerait des règlements contraires au droit, etc.) ? Quelle est la légitimité supérieure qui doit primer sur les autres ? Est-ce à chacun de l’estimer ? Autant de questions complexes qu’il faudrait travailler davantage en formation.  Occasion de débats, d’analyse de cas, pour gérer au mieux les tensions entre exigences contradictoires, celles du fonctionnaire rigoureux, du cadre inventif, du militant de la réussite de tous, du citoyen, du pédagogue."

    La liberté pédagogique, dans son acception libérale la plus extrême, hors de tout cadre collectif, participe à une déstructuration des apprentissages et à une satellisation des pratiques ! On en voit les conséquences , par exemple, dans la faiblesse des  performances orthographiques de nos élèves ! 

    Ne faudrait-il pas conjuguer la liberté pédagogique avec la nécessité d'une cohérence des parcours en termes de méthodes et donc de manuels ? 

    Où est l'intérêt des élèves ?

    La liberté pédagogique trouve ses limites dans les questions de responsabilité ! J'aime bien cette idée ! Même si elle oblige chacun d'entre nous à renoncer parfois à des envies personnelles et à une toute puissance  contre-productive.

    J'emprunte une dernière fois les mots de Jean Michel Zakhartchouk:  "Liberté chérie"  continue à être un refrain apprécié et très porteur. Ce qui n’empêche pas qu’on brandisse plus facilement ce thème lorsqu’on est opposé à certaines règles qui ne vont pas dans notre sens, jusqu’à défendre la « désobéissance » alors même qu’on reprochera leur insoumission à des récalcitrants par rapport à des lois ou normes qu’on apprécie.

    Sources : le blog de JM Zakhartchouk , le Blog du SNUIPP, mes souvenirs personnels qui peuvent être mis en défaut.

    Bien sur si les références aux écrits de JM Zakhartchouk gênent son auteur, je me ferai un devoir de retirer immédiatement ce billet d'un soir!


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