• Direction, la prise de fonction…

    La prise de fonction, comme dans une classe,  est souvent déterminante pour la suite des évènements.

    Quand on arrive dans une école, le premier réflexe est de se glisser dans le moule. On peut se contenter de faire fonctionner, continuer… comme son prédécesseur ! C’est pourtant pendant ces quelques mois d’appropriation d’une nouveau poste qu’un regard neuf permet d’observer avec le plus d’acuité les pratiques, les bonnes et celles sur lesquelles il serait parfois bon de revenir ! C’est particulièrement vrai pour tout ce qui touche à la sécurité, à la gestion de la difficulté scolaire, etc. ... !

    Une fois à l’intérieur, difficile de s’extraire du quotidien pour prendre de la distance et observer !

    Quand j’ai accepté de prendre la « Direction » de mon école actuelle suite à des évènements douloureux, je me suis beaucoup interrogé : comment faire de cet imprévu professionnel une aventure enrichissante, pour moi et si possible pour les autres ?

    La Direction, je connaissais, en étais sorti et ne voyais pas très bien ce que je pouvais gagner à refaire ce que j’avais déjà fait, si ce n’est quelques points d’indices qui ne comblent pas la lourdeur de la tâche !

    Plus de réel défi donc, même si l’arrivée dans une école à ce type de poste reste toujours une prise de risques ! Les collègues vont-ils vous accepter ?

    D’abord il y a des maladresses à éviter ! Le Directeur serait ainsi en droit de choisir sa classe en premier ! La fonction prévaudrait sur l’ancienneté dans l’école ! On le voit encore quelquefois !

    J’ai beau chercher, je ne trouve aucun texte explicite sur la question ! On lit ce genre de règle dans beaucoup de notes de service d’IEN qui semblent s’appuyer sur le référentiel métier de la direction d’école. Le directeur répartit en effet les classes entre enseignants après avis du conseil des maîtres ! C’est peut-être à ce titre qu’il peut s’accaparer de la classe convoitée, au détriment parfois d’un collègue installé !

    Mauvaise entrée en matière ! À éviter si l’on veut s’épargner dès le départ des rancoeurs bien compréhensibles !

    Il ne faut pas pour autant se résigner à prendre ce qui reste, généralement la classe dont personne ne veut ! La règle de l’ancienneté, qui ne repose pas davantage sur un texte officiel, est par ailleurs le dernier recours quand on envisage la répartition des classes pour l’année suivante : peut-on procéder à ce genre de choix en occultant l’intérêt des élèves ?

    Expression des désirs de chacun, négociation, sans jamais perdre de vue l’intérêt des élèves et pourquoi pas … la solidarité entre pairs ! Pourquoi faudrait-il systématiquement confier au dernier arrivant la classe la plus difficile (c’est souvent le cas de la dernière qui reste sur le marché !) ?

    Je me souviens à ce propos de mon premier poste, dans une grosse école de ZEP ! Les collègues, au moment de l’arrivée d’un nouvel instituteur, demandaient invariablement : « Que préfères-tu ? Un cours simple ou un cours double… sachant que le cours double aura moins d’élèves qu’un cours simple ! »

    L’arrivée dans une école, à un poste observé et attendu… est l’occasion pour le directeur de dévoiler d’emblée le paradigme qu’il aimerait mettre en oeuvre pour sa direction !

    Paradigme qu’il faudra partager !

    Mon paradigme, un parmi d’autres possibles … (à suivre)

    « Qui est garant du cadre de travail?Le directeur et l'inspecteur »

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