• Histoire de photocopieuse

    Histoire de photocopieusePeut-on encore enseigner sans photocopieuse? Vu l'état de stress de mes collègues qui trouvent la photocopieuse en panne, force est de constater que la photocopieuse est devenue un outil dont on ne peut plus se passer...  

    Mais là n'est pas mon propos, revenons à mes moutons ! 

    Louis, le Directeur de l'école, s'affaire dans la salle des maîtres quand Lucette , une collègue (elle existe pas, Louis non plus d'ailleurs!), entre et lance la photocopieuse... qui reste en rade! Toner vide! 

    Elle ouvre la machine en maugréant, cherche bruyamment un tonner de remplacement et lance à voix haute: 

     

    "Il n'y a plus de toner!"  

     

    Et là foi d'ancien directeur, il y a plusieurs façons d'entendre : 

     

    - Il n'y a plus de toner ! > C'est juste une remarque qu'elle se fait à elle-même! > Le constat ! 

     

    - Il n'y a plus de toner ! > Comment j'vais faire ? J'ai pas de chance, ça tombe toujours sur moi ! > La plainte !  

     

    - Il n'y a plus de toner ! > Je ne sais pas comment le changer ! > La demande d'aide !  

     

    - Il n'y a plus de toner! > Quelqu'un (le directeur) n'a pas fait son boulot ! C'est à lui de prévoir, il est payé pour ça ! > L'agression ! 

     

    Nous interprétons tous les propos des uns ou des autres, à partir de ce que nous croyons connaître de nos congénères , mais aussi et surtout à partir de ce que nous sommes... J'entre pas dans le détail, suis pas psy , mais on voit bien qu'entre récepteur et émetteur, les combinaisons des pôles sont multiples et sources de bien des incompréhensions! 

     

    La conclusion logique de cette histoire pourrait être: "Connaissons-nous nous mêmes, méfions-nous de nos interprétations et apprenons à formuler clairement le propos !"  

    Mais vous le savez, j'ai une pensée labyrinthique et veux vous emmener ailleurs! 

    Il y a un moyen de s'éviter ce genre de tourments inutiles ! Il suffit d'organiser les choses pour que chacun prenne sa part de responsabilités collectives: celui qui installe le dernier tonner, est aussi celui qui fait la commande suivante !  

    Cette histoire de tonner est valable pour bien des choses: en déléguant et en organisant le partage des responsabilités, on fait preuve de compétence et on ne perd donc pas ... un pouvoir, de toute façon illusoire !  

     

    Mais encore faut-il que chacun soit d'accord ! Ah, l'équipe ! vous dis-je ! 

     

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