• La question de l'identité

    Quel directeur veux-tu être ?

    Et si derrière cette question, s’en cachait une autre, plus fondamentale encore : quelle école veux-tu ?

    Le collègue qui investit cette mission ne doit-il pas, d’abord,  se poser cette question et définir ce que j’appelle son « parti-pris » !

    Quelles sont tes valeurs (éthique) ? Quelles finalités  attribues-tu à l’École ? Partages-tu celles qui sont données par la Nation, par les textes officiels sensés nous diriger ? Quelles conceptions as-tu du rapport au savoir, des apprentissages, du partenariat, du rapport entre le collectif et l’individuel, de l’aide à la difficulté, de l’autorité, de la sanction … de toutes ces questions qui traversent la profession, qui la divisent parfois, qui la clivent aujourd’hui plus qu’avant?

    Volontairement ou non, ce positionnement ou cette absence de positionnement influencera la couleur donnée à ton action dans l’école : le directeur d’école est un aquarelliste !

    Dis-moi quel enseignant tu es, et je te dirai quel directeur tu seras !

    Le Directeur d’école n’est pas chef d’entreprise : il ne choisit pas les enseignants qui l’entourent. Les écoles réunissent des gens très différents, tant au niveau des personnalités qu’au niveau des motivations, des conceptions, des représentations… Sa première mission, et pas la moindre,  consistera à réunir tous ces gens autour de valeurs minimales partagées, un consensus qui a tout intérêt à être explicite !

    On touche là, de mon point de vue, à deux obstacles majeurs : 

    - en laissant la question des valeurs dans le non-dit, on cherche parfois à bâtir un édifice sur des fondations bien instables : comment travailler par exemple sur le climat scolaire, si l’on ne s’est pas mis d’accord, en préalable, sur certaines questions qui sous-tendent les leviers sur lesquels on peut agir ? Que pensons-nous, les uns et les autres du rôle des parents dans l’école ? Quel rapport entretenons-nous avec la discipline ? Est-ce à l’école de s’adapter à la société, ou l’inverse ? Quelle conception avons-nous de la surveillance des récréations ? Est-ce un temps de travail ou de relâchement ?

    De ces positionnements supérieurs ou triviaux,   dépendront des attitudes directement en lien avec l’amélioration du climat scolaire : sommes-nous prêt à accueillir la parole de l’autre, l’enfant caché derrière l’élève, le parent, le collègue ?

    - La constitution aléatoire de groupes d’enseignants, sur la seule base de l’ancienneté, remet en question régulièrement le cadre ! Avant de choisir d’aller travailler dans une école, ne devrait-on pas s’informer sur ce qui lie les collègues de l’école demandée. La nomination d’un enseignant dans une école ne devrait-elle pas s’accompagner d’une adhésion au projet de l’école ? Et je ne parle pas ici du projet d’école exigé par l’institution, mais du cadre que s’est fixé le groupe pour fonctionner ensemble.

     

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